Organic Unity – Nathalie Rebholz

Organic Unity*, Nathalie Rebholz
Du 18 septembre 2021 au 09 octobre 2021


Ouverture mardi, mercredi et jeudi de 14h à 17h30 ou sur rendez-vous.


L’exposition Organic Unity de Nathalie Rebholz mêle deux installations
visuelles et sonores – dans la forêt tropicale et dans une mangrove
en Martinique – a des sculptures en béton, entité monstrueuses et
bienveillantes composées de vestiges végétaux et technologiques scellées
par des fétiches guérissant les traumas.

Organic Unity prend comme point de départ la démarche de reformulation
des mémoires collectives opérées par les récits de la littérature antillaise
exaltant l’esclave marron, où sont mis en valeur le rôle des révoltes ayant
amené à l’abolition de l’esclavage ; puis propose une éventuelle guérison
épigénétique des traumas inscrits au plus profond de nos cellules.

Donnant à voir la forêt comme refuge des marrons, ainsi que la mangrove
foisonnant de racines rhizomatiques et de multiplicité infinie à forte portées
fantastiques, ces images convoquent la potentielle puissance magique
de ces lieux, offrant de se ressourcer en se connectant à ces entités de
vies.

Sons de natures, d’industries et de machines se mêlent dans une
composition créant un univers immersif qui mèle la nature, la technologies
et l’humain, pour animer les entités présentes ici et induire une sorte de
transe.

Dans les vitrines, reprenant l’esthétique des commerces avoisinants, des
panneaux led aguichants distillent en plusieurs épisodes, le feuilleton
poétique UNLIGHTENED LED TO JOY. Le texte est une appropriation et un
détournement de paroles de chanson dancehall combinées avec des phrases
d’empowerment et écrits personnels, afin de prodiguer du feel good aux
passants.

Le travail de Nathalie Rebholz est guidé par la créolisation, nourri par
la pensée du poète philosophe Edouard Glissant, féconde en traces
incertaines, et imprévisibles. Jouant des répétitions, superpositions,
contraintes et accidents, elle évoque, par la technopoétique le processus
de créolisation, les rituels magiques, et souhaite amorcer de nouveaux
imaginaires collectifs.


L’installation sera activée par une performance de Nathalie Rebholz qui
proposera une séance de guérison épigénétique le 17 septembre et les 6, 7 et 9 octobre 2021 à 19h30.

Nathalie Rebholz, est une artiste suisse et de Martinique, née en 1978 à Athène, vit et travaille à Genève. En recourant à des formes variées comme la performance, le son, la poésie, l’installation, elle s’intéresse aux conditions esthétiques permettant à une oeuvre d’agir sur les modalités de conscience.Elle fait partie des collectifs Maman D’Lo et DAS FFN, réalise des productions sonores sous le nom de Metamorph, et a lancé récemment un projet musical solo, N?GA.SEn 2020, elle lance le projet Joyfully Waiting en ligne en invitant des artistes à produire des oeuvres sonores avec le Labo et en 2021 elle crée une plateforme en ligne dédiée avec l’association WOMB.Nathalie Rebholz a performé à l’Espace Labo, LivingyourHead, Corner College, l’Arsenic, l’Écurie, festival Mosespa et Cave 12. Son travail a été montré à la Placette, Lausanne, Analix, Galerie J, Abstract, Lausanne. Elle a participé à des expositions collectives à Interunité, Andatta Ritorno, Livinyourhead, New Jerseyy, Nuke (Paris), Rodeo Gallery (Istambul), 1m3 (Lausanne), Marres, Maastricht, Fuori Pescara, Maison Européenne de la Photographie et Centre Culturel Suisse (Paris).Elle est titulaire d’un Master of Arts (work.master HEAD) et d’un diplôme en communication visuelle, spécialisation photo (écal, Lausanne).

https://soundcloud.com/nathalie-rebholz-2/tracks


Le Labo
Boulevard Saint-Georges 5
1205 Genève – CH
info@espacelabo.net
espacelabo.net

Et bon été – Lyla Marsol

10 juin au 30 juillet 2021


(…) C’est un travail qui s’articule essentiellement autour de la couleur. Il tente également de créer une profondeur dans le champ visuel afin d’introduire le spectateur dans l’image, c’est alors qu’une réelle rencontre devient possible. Cette profondeur s’opère grâce à des superpositions de couches (ou de peintures, ou de matériaux) qui font osciller très légèrement les reliefs entre la 2D et la 3D. Il y a ainsi un processus similaire à une mise au point de l’œil qui agit comme une invitation à entrer.

Lyla Marsol a commencé par étudier le bijou contemporain à la HEAD / Haute Ecole d’Art et de Design Genève, puis au Royal College of Art de Londres. Il reste quelques traces techniques de cette période. Mais surtout il reste l’attrait pour une forme de préciosité, de sensualité. Un bijou, on a envie de le toucher et de le porter. Ce rapport au corps est automatique, Elle a un rapport similaire à l’art. Ses pièces parlent de cette constante physique. Entre autre au travers du jeu avec l’échelle ; de grands passepartouts qui laissent entrevoir de plus petites peintures.

Aura / Trauma (réplique des ondes profondes) – Andreas Hochuli – 25 03 21 – 23 05 21

L’exposition planifiée par Andreas Hochuli au Labo part de la notion d’indigo children, une génération d’enfants née des adeptes du New Age et possédant, selon eux, une sensibilité et des dispositions extraordinaires. Souvent inadaptés à la société en raison même de leurs talents, ils seraient destinés à transformer le monde en profondeur pour l’amener vers une ère de paix, l’ère du Verseau. Ils auraient entre eux des liens télépathiques leur permettant de se retrouver dans un espace interpersonnel que l’on nomme the grid (la grille, le réseau). Il s’agit ainsi d’une mythologie contemporaine parallèle au développement de la cybernétique, une version fantasmatique de l’élargissement des possibilités de communication et de la vision de la Terre comme système. 

En se servant de dessins d’enfants issus d’un téléfilm mièvre, d’une publicité apparue sur les réseaux sociaux, d’articles sur l’interprétation psychiatrique des dessins d’enfants, l’ensemble de tableaux qui sera présenté tentera d’interroger nos positions actuelles sur les questions de spiritualité et de réforme de la société, au travers d’un regard à la fois curieux, ironique et critique.

[/stag_one_half]
[/stag_columns][/stag_one_half_last]

Aura/Trauma (répliques des ondes profondes)
Andreas Hochuli
25 03 21 – 23 05 21


Avec le soutien du FMAC et du Fonds cantonal d’art contemporain, DCS, Genève

Pour l’exposition qui prend place dans les locaux du Labo en cette fin mars 2021, comme si nous enchaînions le programme prévu l’an dernier, Andreas Hochuli nous propose une série de huit tableaux évoquant à sa manière, technique de peinture inversée, le monde des croyances irrationnelles, de la psychiatrie infantile et de l’histoire des mouvements de pensée prospectifs ou alternatifs. Comme souvent dans sa pratique, le sens est suggéré, indiqué, supposé. Il se fait par ellipses graphiques, par élisions, laissant au spectateur le soin de reconstruire des histoires au sein du contexte esquissé.

Le cadre est tout d’abord indiqué par le titre, qui joue sur les sonorités et le rythme et se rallonge d’un sous-titre. Faisant allusion aux secousses sismiques, il évoque poétiquement les mouvements de la nature et de la psyché humaine, sous des airs pré- ou para-scientifiques: des vagues gravitent et emplissent un espace aux formes décuplées, se répercutant en diapason, à l’infini dans un univers où la télépathie et la communication se passeraient des appareils informatiques. Le mot réplique, outre l’allusion à un phénomène ondulatoire, se lirait aussi dans son sens théâtral et cinématographique, une intervention dans le jeu des acteurs dont la portée vient modifier une situation tant en profondeur qu’en surface.

Exposition aux strates multiples, les tableaux vibrent comme le feraient des êtres ultra-sensibles en présence de turbulences électriques ou de surcharge émotionnelle, entre fragilité et blindage social. Aura/Trauma nous ramène aux événement relatifs à l’enfance et aux traumatismes qui la construisent, tout comme à la notion d’aura telle qu’elle est imaginée dans les conceptions New Age, sous forme de couches colorées distinctes.

Les structures que l’on retrouve dans les peintures m’amènent à penser au film Tron de Steven Lisberger, sorti en 1982, explorant les visions d’un cyber espace précurseur à l’ère d’internet dont l’espace quadrillé démontrait les strates de communication possibles. D’autres références plus organiques ou plus sociales pourraient s’insérer dans les histoires d’Andreas Hochuli, comme Black Moon de Louis Malle, ou Jonas qui aura 20 ans en l’an 2000 d’Alain Tanner, qui explorent des possibles étranges, ce réel enrichi et inquiétant que l’on retrouverait aussi chez Buñuel ou Bergman. Mais ne nous éloignons pas trop en multipliant les références et les possibles.

[/stag_one_half] [/stag_columns]


Andreas Hochuli s’est essentiellement inspiré d’un téléfilm un peu mièvre traîtant de la question des enfants indigo. Il s’immerge ainsi dans les théories post new age qui voient dans les comportements et l’imagination des enfants le signe d’une qualité extraordinaire, surhumaine. Cette nouvelle génération disposerait d’un don d’ubiquité mentale et aurait accès à un autre plan de perception, que cette fiction télévisuelle nomme The Grid, la grille. Ils seraient alors doublement perturbés dans le monde que nous connaissons, biaisé et déformé par les turbulences électriques. Celles-ci brouilleraient leurs communications, les réduisant au destin de l’antenne mal réglée du transistor, ou à l’état d’une tv cathodique dont l’écran laisserait le spectateur lui aussi méditatif, agenouillé devant le miroir noir d’une télévision éteinte.

Cette exposition est également une poursuite des recherches de l’artiste sur les mouvements de réforme de la vie (Lebensreform) nées dans la deuxième moitié du XIXe siècle, et qui exploraient déjà les rapports de l’humain à la nature, adaptaient les spiritualités orientales aux modes de vie occidentaux, repensaient la pédagogie, la danse, l’habillement et l’alimentation, notamment dans des communautés telle le Monte Verità. En élargissant la chronologie, il fait le pont avec les croyances et événements de la seconde moitié du 20e siècle, ses années 60, ses utopies et luttes, dans l’optique de pouvoir penser notre présent, nos envies, nos espoirs défaillants et nos politiques.

L’exposition est visible jusqu’au 23 mai 2021 du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous: contact@espacelabo.net

Aura/Trauma (répliques des ondes profondes)
Andreas Hochuli
25.03.21 — 23.05.21

Le Labo reçoit le soutien de la Ville de Genève

Voir projet

Biographie de Andreas Hochuli

Je suis né à Zurich le 17 octobre 1982, à 12h26. Après deux ans et demi de vie en Argovie, dont mes parents sont originaires, la famille a déménagé à Bordeaux, où nous passons dix années. En 1995, nous arrivons dans le canton de Vaud, à Avenches, où je continue ma scolarité, jusqu’à m’installer à Lausanne en 2003 pour commencer des études en Lettres à l’Université de Lausanne. Après quatre ans d’études et un certain découragement du monde académique, je quitte cette voie pour passer le concours de l’ECAL, où je ferais mes 3 ans de Bachelor. Grand lecteur, pratiquant la peinture depuis mon adolescence, j’amadoue la liberté intellectuelle permise dans la pratique de l’art. Marqué encore à cette époque par les formes expressionnistes (Bacon, Freud), notamment la peinture dramatisée des années 80 allemandes (Salomé, Luciano Castelli, Rainer Fetting, Kippenberger), je découvre des voies plus conceptuelles, et cherche de nouvelles solutions dans ma pratique picturale, qui me semblait bloquée dans dans des questions de reproductibilité et de transposition de l’image photographique. Je cherche alors un moyen de créer des tableaux qui soient une tranche du monde, une carotte géologique dans le réel, abordé par une multitude de disciplines (cinéma, littérature), d’opinions et de positions. Je développe ainsi une peinture contenant du texte et des images trouvées, collectées, digérées. A la fin de mes études, je fais une première exposition à l’espace Curtat Tunnel à Lausanne, accueilli par Philippe Daerendinger, puis une autre à Wallriss, à Fribourg, lançant une pratique de l’exposition régulière, danslaquelle je continue à m’interroger sur les moyens qui permettent à la peinture de rester pertinente et dérangeante, toujours sur une crête inconfortable entre simplicité un peu idiote et intellectualité, entre morale et liberté de jugement.
De 2011 à 2013, je travaille comme assistant en Master d’arts visuels à l’ECAL puis je ressens le besoin de m’éloigner quelque peu de mon microcosme lausannois. Je passe donc deux ans à Leipzig, puis deux autres à Berlin avant de revenir en Suisse, m’installant dans une colocation à Genève. En 2014, encore en pleine solitude post-éxotique à Leipzig, je gagne une bourse fédérale d’art. En 2017, avec mon collègue Tristan Lavoyer, nous ressuscitons notre intérêt pour la pratique musicale que nous avions commencée à l’école d’art (avec aussi Axelle Stiefel) et fondons le groupe L’acte pur, avec lequel nous avons fait de nombreux concerts à l’occasion de nos vernissages respectifs et dans des lieux artistiques. Venant confirmer que cette pratique parallèle fait sens, nous avons en 2020 été sélectionnés avec ce projet pour les Bourses fédérales d’art, qui finiront malheureusement annulées pour raisons sanitaires globales.

Wall Paper, La fin 10 janvier – 10 mars 2021

La Fin, Arnaud Sancosme

Pour la fin de l’exposition Wall Paper, les artistes ayant participer au projet sont invités à présenter une œuvre qui sera présentée sur les tapisseries réalisées ces derniers mois.

En raison des mesures liées au Covid-19, l’exposition Wall Paper est prolongée de manière indéterminé et reste visible à travers la vitrine.

Wall Paper – à distance –  10 06 20 – 10 03 21

Visite uniquement sur rdv : contact@espacelabo.net

Wall Paper project
Work in progress

Depuis le 10 juin 2020, vous pouvez découvrir les propositions des artistes qui sont affichées les unes après les autres dans un ordre aléatoire.

Suite au Lockdown et en l’absence de présence physique des artistes, j’ai suggéré une transmission d’œuvres par e-mail et une réflexion sur la reproductibilité. J’ai proposé aux artistes de nous soumettre une œuvre reproductible sur papier par impression photocopieuse Rico noir blanc – au format A3 ou A4. Ces propositions sont imprimées puis collées au mur par l’équipe du Labo. Les artistes invités sont libres de présenter une image qui sera imprimée au format A4 ou A3, agrandie ou multipliée selon leurs instructions.

Ces images qui étaient visibles au travers de la vitrine, sont désormais accessibles dans la galerie en raison de sa réouverture. L’installation change régulièrement. Sans timeline précise, les projets Wall Paper se superposent au fil du temps durant ces prochaines semaines et mois. Telles les pages d’un livre ouvert, les murs du Labo déploient des contenus proposés à grande échelle, les uns après les autres.

Des photographies prisent régulièrement permettent de percevoir le développement des divers projets dans la totalité de l’espace et de garder une trace de ces installations in situ. La diffusion du projet sera visible via les diverses plateformes web et une publication regroupera l’ensemble des projets artistiques.

Avec les contributions de :

Lena Amuat & Zoë Meyer
Andrea Aversa
Céline Brunko
Thomas Bonny
Patricia Bucher
Ralph Bürgin
Davide Cascio
Jagna Ciuchta
Coline Davaud & Céline Privet – atelier supercocotte
Gustave Didelot
Emilie Ding
Stéphanie Gygax
Andreas Hochuli
Lea Jaecklin
Lisa Lurati
Laure Marville
Guy Meldem
Elena Montesinos
Yoan Mudry
Cyril Porchet
Arnaud Sancosme
Batia Suter
Aymeric Tarrade

Le Wall Paper est une proposition curatoriale de Karen Alphonso avec le soutien du Fonds cantonal d’art contemporain, DCS, Genève.


Video GiF – montage du 4 novembre : ici

Joyfully Waiting II – Podcasts

Une proposition de Nathalie Rebholz


avec les contributions sonore de

Davide Cascio & Olivier Scharpf
Joana de Castillo
Diego de Atucha
Basile Dinbergs
Julien Dinkel + Lorraine Dinkel + Jessy Razafimandimby
Heike Fiedler
Vidya Gastaldon
Ava Halloran
Marie-Caroline Hominal
Lea Jaecklin
Alexandre Joly
L’Acte pur (Andreas Hochuli & Tristan Lavoyer)
Doris Lasch + Suchan Kinoshita + Axelle Stiefel
Marion Neumann
Arttu Palmio
Eleonora Polato
Nathalie Rebholz
Laurent Schmid
Axelle Stiefel + Octave Magescas + Frederico Nicolao
Axelle Stiefel + Stan Iordanov
Axelle Stiefel + Amosphère + Polina Akhmetzyanova
Fatima Wegmann
Anaïs Wenger
Ana
Ye Xe

Le projet a reçu le soutien de Pro Helvetia.







joyfully waiting II
A l’heure du déconfinement, JOYFULLY WAITING propose une douce reprise sans perdre pied avec ce potentiel retour en soi qui a été amorcé durant cette période spéciale. Même si plusieurs institutions ont ouverts leurs portes, grands nombres restent à quai, et les performances, concerts ou autres, restent en berne. Ce sera un déconfinement par l’apaisement.

SOUNDESCAPING TO TUNE IN 

WHAT ARE YOU WAITING FOR? FOR EVERY THING TO BE NORMAL AGAIN? BUT WHAT WAS NORMAL? WILL YOU GO BACK THERE? BUT WHERE ARE YOU RIGHT NOW? WAITING FOR TOMORROW? AND IF TOMORROW NEVER COMES? WHY WAIT? ENJOY THIS MOMENT LIKE IT’S THE LAST.
HAVE A JOYFUL AND ECSTATIC WAITING TIME! WAIT BLISSFULLY AND YOU WILL NEED NO MORE WAITING. THERE IS NO MORE WAITING. EMBRACE TIMELESSNESS!

JOIN OUR PROGRAM & TUNE IN!

Marion Neumann, Now, that I become resident in my own life, 3rd of June, 2020

Sitting with a cat, I’m joyfully waiting for timelessness…

 »are you a visitor? » asked the dog.
 »yes, » i answered.
 »only a visitor? » asked the dog.
 »yes, » i answered.
 »take me with you, » said the dog.
(Robert Lax)


Doris Lasch + Suchan Kinoshita + Axelle Stiefel, TexteContact IV (Taktstück (aus klangküche), S. Kinoshita + Sans titre (TextEdits), D. Lasch)

Ressource d’infini, la lecture n’est pas une activité pour laquelle on demande la permission. Son faire est celui de mettre hors jeu – et être hors jeu aujourd’hui est un véritable enjeu, un acte de résistance aux innombrables pressions du monde contemporain. Productivité, performativité, économie de l’attention, story-telling, flux d’information, et puis quoi encore ? La lecture comme texte et contact est le pouvoir rendu aux subjectivités.
http://www.textecontact.com/

Julien Dinkel + Lorraine Dinkel + Jessy Razafimandimby, Les sept harmonies-gardiennes du temple, 2020

Body / temple / harmony pursuit / vesperian watchers / seven / gardy dream temple on the hill / balanced interiors / artifice / spirit tower

Ava Halloran, Horniman Gardens, 2020

Horniman Gardens, ce lieu respire et son terrain de jeux est composé d’instruments. Ce jour là, un renard s’est posé près de moi. L’enregistrement est rythmé par sa forte et discrète présence. Tous les sons ont été pris sur place. Trois mois plus tard, Londres est toujours en lockdown et le temps, en suspension. C’est l’attente.

Fatima Wegmann, Schizopédies, 2020

C’est seulement lorsque j’ai accepté que je ne savais pas comment avancer que j’ai pu me retrouver avec moi-même. Voici une bribe d’éléments qui m’ont aidé à me perdre.

L’Acte pur (Andreas Hochuli & Tristan Lavoyer), Troisième discours, 2020

L’Acte pur est un groupe de musique formé en 2018 par Andreas Hochuli et Tristan Lavoyer. Pour produire les chansons qu’ils qualifient de post-karaoké, les deux artistes s’approprient en dilettantes les possibilités de l’informatique domestique. Les parties musicales de leurs morceaux piochent dans la technique du sampling, la ritournelle, l’histoire de la musique pop et électronique; tandis que leurs paroles évoquent avec pathos la reproduction et la surproduction, les frictions identitaires, l’argent, l’amour romantique, le paganisme, la pensée abstraite… L’Acte pur est une version 2020 de l’Art band, un écho tragi-comique à la dispute nature-culture qui continue à faire de nous les animaux que nous sommes.

Diego de Atucha, FUCK THE WORLD IM STAYING IN BED DRINKING HOT CHOCOLATE WITH ICE, 2020

Anaïs Wenger, Tribute to Wicked Game, interprété par Lynn Maring (Enregistré en février 2019 à La Ferme de La Chapelle, Programmation Antigel X Collectif Détente)

Présentée en collaboration avec des musiciens successifs, la performance Tribute to Wicked Game assume la subjectivité à laquelle nous sommes tous et toujours condamnés : quiconque tente de devenir le transmetteur d’un signal doit accepter d’en être à la fois le matériau conducteur et son interférent.

Lea Jaecklin, Bus stop mix, 2020

Sur mon voyage par la route en Asie en 1999/2000 j’avais réalisé des ‘field recordings’. Dans ce montage et mix audio datant de 2020 on passe par le train transibérien, à des attentes de corréspondances de bus de voyage, à des ambiances de petits cafés au Tibet. Il s’agit des ambiances calmes qui mènent à imaginer les scènes.

Amosphère + Polina Akhmetzyanova + Axelle Stiefel, TexteContact III (Spring Exclamations, P. Akhmetzyanova), 2020

Basile Dinbergs
Histoire normale, 2020

Marie-Caroline Hominal
Pensées du jour, 2020

Nathalie Rebholz
Fixe Point, 2016

Anaïs Wenger, Tribute to Wicked Game interprété par Robin Girod, 2019

Présentée en collaboration avec des musiciens successifs, la performance Tribute to Wicked Game assume la subjectivité à laquelle nous sommes tous et toujours condamnés : quiconque tente de devenir le transmetteur d’un signal doit accepter d’en être à la fois le matériau conducteur et son interférent.

Anita, CARTOLINA, 2016
k7 100 exemplaires, édition Wildrfid & Ripopée

Alexandre Joly
Wind, 2020

Preparation for the journey into the unknown.
Square waves, sinus waves, triangle waves, white noises, insects, moving sand, seeds, dancing long grass in the wind
.

Vydia Gastaldon
Yoga, 2020

Pratique poétique de yoga du cachemire.

Axelle Stiefel + Stan Iordanov
TexteContact II (Die Flamingos, Rilke), 2020

Arttu Palmio
Antoni@’s Choice pt. IV: New Moon In Gemini (feat. Vénus Rétrograde), 2020

Two moments in time, twice. A letter for the eyes, an open call to your hands, a poem for bodies, insects and plants. Happy Gemini Season! Xx

Laurent Schmid
Hydrotherworlds, 2020, durée 14 min

Les mythes des courants cachés : dans une petite et ancienne centrale hydroélectrique sur l’Aar, les sons des machines, étrangement rythmés et répétitifs, se superposent aux sons de l’eau sans vraiment former une unité. Tout cela a été l’inspiration pour une troisième couche…

Alexandre Joly
Sand, 2020

Installation et manipulation sonores.



Octave Magescas, Axelle Stiefel, Federico Nicolao
TexteContact, 2020

Ressource d’infini, la lecture n’est pas une activité pour laquelle on demande la permission. Son faire est celui de mettre hors jeu – et être hors jeu aujourd’hui est un véritable enjeu, un acte de résistance aux innombrables pressions du monde contemporain. Productivité, performativité, économie de l’attention, story-telling, flux d’information, et puis quoi encore ? La lecture comme texte et contact est le pouvoir rendu aux subjectivités.
http://www.textecontact.com/


Ye Xe
C5 Vert, 2020 (re-edit)

Remix, screwed pop, hypnagogic cocktail, sino-somnolence, quarantine lounge.

Heike Fiedler 
Exploration des ouvertures, 2020

Entre morceaux nouveaux et enregistrements anciens, cette composition-montage sonore a été crée après 8 semaines de confinement léger. Durant ce temps suspendu, je me suis sentie comme une astronaute, sans attaches, sans le poids de l’attraction terrestre. Mais peut-être est-ce toujours un peu ainsi. Merci pour la proposition de contribution.


Vidya Gastaldon
Relaxation Océanique, 2020

Démolition océanique des limites corporelles

Nathalie Rebholz
Hortus Conclusus, 2017

Massage du cerveau et de l’être pour une expérience psychotronique.

Davide Cascio & Olivier Scharpf
Mantra for houseplants, 2015

Tape Cassette recorded at the Picnic Studio in Brussels

Hatha Yoga avec Nathalie, 2020

Partage d’une pratique d’Hatha Yoga d’une heure. A faire de préférence à jeun (dernier repas 3h avant) et si possible sans avoir tout juste bu de café ; )


YOGA/MEDITATION/ COOKING/ FLORILEGE SUR: L’ETHIQUE DU CARE/ LE SOUCI DE SOI/SOUCI DES AUTRES/ FAIRE DE SA VIE UNE OEUVRE D’ART(OU PAS)/ NE RIEN FAIRE DE SA VIE/ LA PARESSE/ MINDFULLNESS/LE NON DUALISME VS DEVELOPPEMENT PERSONNEL/ THERAPIE/ AUTO HYPNOSE/ HAPPYCRACY/ FAITES VOUS MÊME VOTRE MALHEUR/ DE LA DESOBEISSANCE/ LA BIENVEILLANCE/ LA GUERISON/ SOUNDSESCAPES & MUSIC TO GET IN


JOYFULLY WAITING II SESSION 1
Lancement: dimanche 17 mai 2020

Davide Cascio & Olivier Scharpf
Heike Fiedler
Vidya Gastaldon
Alexandre Joly
Octave Magescas + Frederico Nicolao, Axelle Stiefel
Nathalie Rebholz
Ye Xe

JOYFULLY WAITING II SESSION 2
Lancement: dimanche 24 mai 2020


Vidya Gastaldon
Alexandre Joly
Arttu Palmio
Laurent Schmid
Axelle Stiefel + Stan Iordanov

JOYFULLY WAITING II SESSION 3
avec
Amosphère + Polina Akhmetzyanova + Axelle Stiefel
Basile Dinbergs
Marie-Caroline Hominal
Nathalie Rebholz
Anaïs Wenger avec Robin Girod

JOYFULLY WAITING II SESSION 4
avec
Joana de Castillo
Diego de Atucha
Julien Dinkel + Lorraine Dinkel + Jessy Razafimandimby
Ava Halloran
L’Acte pur (Andreas Hochuli & Tristan Lavoyer)
Doris Lasch + Suchan Kinoshita + Axelle Stiefel
Marion Neumann
Fatima Wegmann
Anaïs Wenger avec Lynn Maring

A l’heure du déconfinement, JOYFULLY WAITING II propose une douce reprise sans perdre pied avec ce potentiel retour en soi qui a été amorcé durant cette période spéciale. Même si plusieurs institutions ont ré-ouvert leurs portes, grands nombres de projets culturels restent à quai, et les performances, concerts ou autres demeurent impossibles. Ce sera un déconfinement par l’apaisement.

Face à l’illusion, certes bénéfique, de « togetherness » qu’offrent les réseaux sociaux, certain streams, IGTV, zoom, skype meetings, à la consommation d’expositions virtuelles et autres projets culturels, on peut se sentir submergés de ces feeds visuels divers, se retrouver happé, éclaté et dispersé dans ce monde virtualisé.

Alors plutôt que de nouvelles activités, conférences, cours ou autre en streaming, nous souhaiterions vous proposer des sessions d’écoute, plus propices à une forme d’intériorité, des massages pour nos cerveaux, qui feraient du bien, tout en nourrissant nos esprits et nos âmes, en nous faisant voyager sans consommer d’images, en produisant nos propres univers mentaux, nos imaginaires, tout ce qui nous appartient/ appartiendra, ainsi que ces expériences que nous avons entreprises durant le confinement, comme faire soi-même grand nombre de choses.

Ce sera donc une écoute à notre façon, avec possibilité d’activer plusieurs podcasts et de juxtaposer les audios en un patchwork sonore. Invitation à privilégier le casque, sinon un bon dispotif audio, ou pas… But make yourself at home! Feel good! That what’s matter. Enjoy! Just enjoy!

Ce sont des podcasts réalisés par des artistes, dans un medium qui n’est pas forcément le leur, sur l’éthique du care et de l’invitation de Foucault à faire de sa vie une oeuvre d’art (ou pas), au souci de soi/ des autres. Quelques émissions de radios, discussions et autre pêchés sur le web y seront mêlés. Un projet qui s’inscrit dans la bienveillance, le souci de la réception d’une oeuvre et de sa vibration, de ce qu’elle peut offrir dans ce contexte.

JOYFULLY WAITING a premièrement pris place en 2018 dans le cadre des Waiting Rooms initiées par Karen Alphonso. L’idée était, dans ce cadre «entre-expositions » que cette dizaine de jours d’attente soit une attente sans attente, l’occasion de se faire du bien, de poser une réflexion active sur ces mêmes thématiques, en proposant diverses pratiques de yoga, méditations, atelier d’alimentation vivante, des repas de crudités colorés, de sessions d’écoutes d’émissions de radio sur ces sujets pour finir avec une performance sonore.

ENJOY!
LOVE&PEACE
TAKE CARE
XXX

Nathalie Rebholz

Programme video off

SPLIT SCREEN

En ce temps suspendu, la programmation des expositions initialement prévues entre avril et juin est repoussée. Une proposition immatérielle prend place au Labo. La vitrine du Boulevard Saint Georges n°5 reste active par une diffusion en vitrine d’œuvres d’artistes contemporains.

Dès avril, en boucle seront projetées des vidéos d’artistes. Ces propositions sont visibles en vitrine et sur la page Lab.0.

Programme vidéo dans l’espace physique et digital

Avril 2020

Swann Thommen

PLACES
By Silikat


Durée: 32’32’’
Format: digital
Date de sortie: 30 mai 2018
Record, mixed, mastering: Silikat
Vidéo: Swann Thommen
Lexico Records © 2018

Places est le nouveau projet audiovisuel de Silikat. Oscillant entre recherches sonores et ambiant musiques cette exploration de 32 minutes nous mène dans différents territoires audiovisuels. Dans la lignée esthétique de ces précédentes productions Silikat nous propose de survoler différents endroits mentaux et phantasmés à la limite de l’abstraction géométrique à l’aide d’images de synthèse.

Silikat est le projet de Swann Thommen, artiste visuel et auteur, compositeur et producteur de musique électronique. Ce projet musical existe depuis 2012 et a vu depuis la production de trois EP et un album sous le label Hummus Records basé à La Chaux de Fonds.

Info / Liens

http://www.silikat.ch
https://www.youtube.com/user/SILIKATMUSIC
https://soundcloud.com/silkat
http://swannthommen.ch

34° 8’8.59”N | 118°20’48.61”O
4’43’’, en boucle Sans son 1080p

La vidéo 34° 8’8.59”N | 118°20’48.61”O est un plan séquence réalisé avec Goolgle Earth. L’endroit capturé se trouve dans les studios Universal à Los Angeles. Ce décor a été réalisé pour le film la Guerre des Mondes de Steven Spielberg réalisé en 2005. En proposant un plan séquence sur ce lieu Swann Thommen tente d’amener chez le spectateur un sentiment de confusion. En effet ce lieu est un décor que l’on peut visiter encore aujourd’hui. La reproduction de ce décor par Google Earth induit un certain degré de réalité. Est-ce réellement un accident d’avion qui a été reproduit ou une supercherie. Le décor dans le décor, la fictionalisation de la fiction.

Fiche technique: pdf

Sous le soleil exactement – Harold Bouvard

Crédit photo Lumière noire

Une forme monumentale compose et décompose l’espace d’exposition et ses volumes. Une forme brute, taillée dans la masse d’un tronc de Cèdre posé en équilibre dans l’espace Labo. La série Indigène est oscille entre force et fragilité.

L’exposition Sous le soleil exactement rassemble les dernières pièces de Harold Bouvard: sculptures, gravure, bois et papier dialoguent.

Invité à participer au Groupshow organisé pour les dix ans du Labo, Harold Bouvard proposait une dérive de sa pratique de sculpture, la gravure. L’artiste joue avec les espaces, les vides, révélant les formes abstraites creusées dans un (autre) tronc de cèdre, composées à partir de papiers découpées et disposées sur le bois, ont été réalisées sur place durant l’exposition évolutive de novembre 2018 à février 2019. La série se nomme Black sap. L’impression se fait au rouleau par le poids du corps sur du papier plotter révélant le veinage, les nœuds et les imperfections du bois travaillé à la main. Semblable à la technique de la plaque perdue, la surface ensuite rabotée garde les creux les plus profonds, des strates qui se révèleront puis s’effaceront telle une image fantôme. En décembre 2018, trois tirages (150x200cm) de cette matrice à l’essence boisée furent imprimés in situ et présenté dans l’espace du Labo.


Dans la lignée de ce travail de papier découpé, il crée une série de collages, nommée Colombo stile à partir de page d’un livre d’aménagement d’intérieur déniché dans une brocante. Les compositions découpées dans des feuilles blanches, révèlent des morceaux de mobilier surannés, photographiés en noir et blanc imprimés sur ces pages de couleurs sépia. Des formes hybrides apparaissent alors en négatif. Ces collages sont fixés dans des cadres réalisés en cartons, dans une dérive du support papier. Le dialogue se crée ici dans l’espace face au sculptures au formes semblables.

KA

[/stag_columns]

photo: Karen Alphonso

Article: Sous le soleil, un matin de mars

Crédit photo Karen Alphonso

A Spotting Journey – Aurélie Doutre

Le 23 janvier 2020, Aurélie Doutre présenta en vitrine une installation vidéo présentant un montage sur cinq moniteurs. A l’intérieur du Labo , un espace de consultation mettait à disposiiton du public les documents lié à sa recherche à Berlin.

Espace de documentation

A Spotting Journey

Un repérage, c’est d’abord la construction d’une collection.
De cette collecte, collection, de cet arpentage où la notion de l’exhaustif, du non-jugement est central, se dégage au fil des découvertes et des rencontres, une forme, un discours, une sensation générale bien loin de nos pré-jugés.
Lieux hétéroclites, histoires hétérogènes, semblances, dissemblances, extra et infra-orinaires, évènements courts, temps longs, personnages, personnes, souvenirs, paroles, touchent à une dimension majeure de la critique : le discernement, le «qu’est-ce que ça nous raconte»? Comment voir?

Et comment voir autrement que par le biais de ce que l’on veut immédiatement nous montrer? Autrement dit, nous prenons des voies obliques, des stratégies obliques, nous tentons de déchiffrer. Nous explorons par les quatre points cardinaux une architecture, nous cherchons ceux qui n’ont pas eu la parole, nous déconstruisons le discours officiel, du moins le questionnons quand il est trop pressant ou trop évident.

De cette collection, on en tire une substance à un moment T, avec des histoires d’espaces et leur devenir. L’idée ici n’est pas de comparer une idée à l’autre (un passé socialiste, un présent capitaliste) mais de créer un rapport. Et en rapprochant ces deux réalités éloignées, former une image.

Aurélie Doutre