Owlet vision in a blinding time — Part I / 14 09 23 — 30 10 23

Owlet vision in a blinding time — Part I
14 09 23 — 30 10 23


Une proposition curatoriale de Karen Alphonso et Ceel Mogami de Haas

Sarah Burger
Anne-Charlotte Finel
Vianney Fivel
Andreas Hochuli
Alec Mateo
Alexandra Martens Serrano
Lou Masduraud
Arnaud Sancosme

Vernissage jeudi 14 septembre
dans le cadre de la Nuit des Bains + GENEVA ART WEEK
Performance de Alec Mateo 19h30


Ouvert de jeudi à samedi de 15h à 19h
et dimanche de 11h à 17h*
*Horaires spéciaux durant la Geneva Art Week

Ouverture des portes 18h
Combo Kitchens par Vanessa Urben


Du 17 au 29 octobre 2023: programme de films projeté hors murs, au Cinéma Dynamo du Centre d’Art Contemporain Genève (du mardi au dimanche de 11h à 18h – entrée gratuite au Cinéma).

For the fifteenth anniversary of espace Labo, in collaboration with Ceel Mogami de Haas, we have imagined an exhibition project which will open this fall and will evolve until spring 2024.

Over the course of our discussions, the idea of giving shape to a collective exhibition project was born, which stems from Ceel’s ongoing  research on the cultural history of gardens. What particularly interests us is considering the garden as a political, social, ecological and artistic laboratory and a space of resistance and experimentation.

A series of exhibitions will take the shape of gardens and explore how gardens and resistance are related, how their histories intersect, and how their various occurrences in the visual arts illuminate this affiliation. This exhibition also recounts the different ways in which humans and non-humans approach this resistance.

The exhibition cycle, titled Owlet vision in a blinding time gathers a group of international artists who will engage with these different topics and whose works, once distributed in space, will form a garden of love and care.

Karen Alphonso & Ceel Mogami de Haas

Press release: click here

Télécharger la feuille de salle: ici

Chicanes – Elisa Larvego du 20 06 – 15 07 23

  • Née en 1984 à Genève (Suisse), Elisa Larvego y vit et travaille. Diplômée de l’École d’Arts Appliqués de Vevey puis delaHEAD– Genève, elle a exposé à la Temporary Chapel (Winterthur, 2020), au Théâtre de l’Orangerie (Genève, 2019), au théâtre LesHalles (Sierre, 2018) et au Printemps de septembre (2017). Elle a également participé à des expositions collectives à la Graves Gallery (Sheffield, 2020) au Centre photographique d’Ilede France (2019), au Museo de Artes Visuales de Bogota (2019), ou encore au KINDL (Berlin, 2018).

Task Failed Successfully

Task Failed Successfully,
Du 11 mai au 18 juin 2023
Vernissage jeudi 18 mai dans le cadre de la Nuit des Bains

Henry Drake, Yan Pavlik and David Stearn

Les œuvres créées pour Task Failed Successfully explorent et questionnent la signification de l’échec, transformant ce dernier en un résultat en soi ou encore comme un état de fait. Ainsi, les productions examinent les conséquences d’un jeu qui se libère de ses propres règles et le prix qui en découle. Cette nouvelle intention nous permet d’élargir notre compréhension des objets et des gestes quotidiens qui nous entourent.


Task Failed Successfully est une tentative délibérée de créer une altération momentanée des possibilités offertes par les objets du quotidien. L’exposition repose sur l’idée d’une satire potentielle dans la manière dont les individus occupent l’espace autour des objets, révélant comment nous pouvons être emprisonnés par un design ou une perception. Si la perfection est inaccessible, l’échec est une certitude absolue. Par conséquent, Task Failed Successfully s’approche de cette réalité en permettant les libertés de l’échec et du jeu.



L’exposition est visible jusqu’au 11 juin 2023.
Finissage le 10 juin à 19h

Task Failed Successfully
Une proposition de Henry Drake

Henry Drake est un artiste suisse-britannique basé à Londres travaillant principalement dans la sculpture. Ses intérêts tournent autour des explorations matérielles et des nouveaux moyens de collaboration artistique. En 2019, alors basé à Genève Henry a acquis de l’expérience dans le commissariat et l’organisation d’expositions et d’événements réguliers, en tant que membre fondateur de l’espace d’artistes LIMBO.

Après avoir quitté LIMBO en 2021 et déménagé à Londres, les activités artistiques d’Henry se sont concentrées sur la conception et le développement d’outils dédiés à la fabrication du métal. L’intention d’Henry est de développer des outils qui fournissent aux artistes un langage particulier de fabrication et de manipulation de fil métallique. Actuellement, Henry utilise les outils pour naviguer entre les objets fabriqués industriellement et fabriqués à la main. Ses ambitions sont de partager les conceptions de ses outils et de voir quels résultats sculpturaux surgissent une fois qu’ils se retrouvent entre les mains d’autres artistes.

Task Failed Successfully @ EspaceLabo, Geneva

Henry Drake, Yan Pavlik and David Stearn

Task Failed Successfully’s artworks explore and revise the meaning of failure, transforming it into a deliberate result or state of existence. This is typically accomplished by scrutinizing the consequences of «playing incorrectly» and the price that comes with it. By reevaluating this intention, it enables us to expand our understanding of how we comprehend the everyday objects and gestures that surround us.
Task Failed Successfully is a deliberate attempt to create a space for the momentary perversion of the designed affordances of everyday objects. The show is driven by the notion that it is not the object’s surroundings that constitutes its potential satire, but the way in which the people occupy the space differently which reveals to us how we may be imprisoned by a design or mode of perception. If perfection is unattainable then failure is an absolute certainty. Therefore, Task Failed Successfully is a chance to embrace this reality and relish in the generosity and freedoms of failure and play.

Henry Drake
Yan Pavlik
David Stearn
16 mars – 24 avril 2023
Ouverture mardi, mercredi et vendredi de 14h à 18h ou sur rendez-vous.
Le programme annuel de l’espace Labo a le soutien de la Ville de Genève.

crédit photos Magali Dougados

Affiche en Ville – Projet #2 – Pierre Paulin

du 26 04 23 au 10 05 23

Projet Hors murs.

Annonce du film qui va soretir en novembre 2023 et sera diffusé au Labo dans le cadre de la prochaine expositon de Pierre Paulin*.

My Wardrobe Did This To Me – A Projection of 3 Videos. 1986, 1985’s Ritual, Sexual Sportswear: Brief History of a War Between Two Brothers.

Visible du 26 avril au 10 mai sur les Colonnes Morris en Ville de Genève.

PIERRE PAULIN —


À travers le poème, les notes, l’essai, la traduction,
l’édition et la reproduction des vêtements de sa propre
garde-robe, Pierre Paulin (1982) inscrit son travail
artistique dans la culture visuelle d’aujourd’hui.
L’utilisation du terme « look », pour qualifier son
travail poétique ou les ensembles de vêtements qu’il
reproduit, est le dénominateur commun d’une pratique
de l’écriture et de l’art basée sur la combinaison
de formats et de signes culturels. Le texte est omniprésent,
que ce soit dans les copies de ses vêtements
(poches et doublures), dans ses vidéos, dans ses livres
et ses éditions. Son travail a été présenté dans diverses
institutions telles que le Palais de Tokyo, la Fondation
Ricard, la Fondation Calouste Gulbenkian et la
Emily Harvey Foundation à New York. Il a bénéficié
récemment d’une exposition personnelle au Plateau,
Frac Ile-de-France et à Circuit à Lausanne en Suisse.
En 2019, il est lauréat de la bourse « étant donnés » de
l’Institut français. Par ailleurs, il est aussi éditeur de
son propre journal bilingue (Français/Anglais) « la
robe. »


Through poems, notes, essays, translation, publishing
and the reproduction of clothes from his own
wardrobe, Pierre Paulin (b. 1982) inscribes his artistic
work in today’s visual culture. The use of the term
“look”—which could refer to his poetic work or the
sets of garments he copies—is a common denominator
in a writing and art practice centered around
the combination of cultural formats and symbols.
The presence of text is everywhere in his work: in the
copies of his own clothes (pockets and linings), in his
videos, and in his editions and books. His work has
been exhibited in various institutions including the
Palais de Tokyo, the Ricard Foundation, the Calouste
Gulbenkian Foundation, and The Emily Harvey
Foundation, New York. Solo exhibitions took place at
Plateau, Frac Ile-de-France and at Circuit, Lausanne.
In 2019, he was the recipient of the grant “Étant Donnés”
from the Institut Français, New York. Paulin is
also the editor of his own bilingual (French/English)
magazine, la robe.

CAVERNA – du 16 mars au 23 avril Simon Paccaud

Vernissage jeudi 16 mars 2023, dès 18h

Lors d’un voyage en Sardaigne, Simon Paccaud et sa compagne Florence découvrent une carrière, qui semblerait être l’un des lieux d’extraction à l’origine de la lithographie. De là, démarre une recherche qui se développe en tirages argentiques et impressions sur papier, semi-rêvée, semi-possible, une narration qui trame «le début d’une grande histoire», qu’il présente au Labo ce printemps 2023. C’est une série de nouvelles pièces reliant deux de ses formations, la lithographie et la menuiserie. Ce projet sera ensuite présenté dans un deuxième temps à Marseille.

Au point de départ, ce lieu aux apparats mystiques, archivé avec les moyens du bord, la révélation enfouie se cachant encore dans les films noir et blanc mets dans un état d’attente d’un possible à découvrir. Un mystère plane et l’on ne se sait pas se qu’il se cache derrière ces pierres tout comme sur ces pellicules. Ces images une fois développées, vont être sélectionnées, recadrées et imprimées de manière unique.

A l’atelier de lithographie de Renens, dans une dynamique intuitive Simon multiplie les processus, dans une rapidité et précision d‘action qui permet une production d’œuvres, dont les tirages sont tous différents : avec Nayla Younes, deux séries d‘éditions paraissent, une de sept tirages d’une couleur et l’éditon trois couleurs de 30 exemplaires tous différents, des surimpressions dans des ordres aléatoires. L’énergie englobant ce projet provient de ces dynamiques collaboratives créant des liens attentifs aux hasards, comme cette phrase punchline qui apparaît lors de la réalisation de la deuxième édition avec Tara Ulmann, deux couleurs 6 tirages noirs et roses. Déchirement d’images, gestuelle appliquée, placement de carte qui se joue comme un jeu de Memory, dans un rythme en cadence qui semble une course sans pause jusqu’à sa résidence au Labo avant le montage de l’exposition.

Des meubles en bois, sur lesquels sont accrochés, disposés différents formats imprimés, reprennent le modèle créé par son arrière grand-père, une étagère nommée «porte-cuillère».

Ces peintures vivantes l’une à côté de l’autre vont être activées par l’artiste durant la période d’exposition. Remplies de petits objets glanés, cristallisant un espoir ou portant en eux une lecture crée par la composition des tirages imprimés sur petits formats, des cartes postales imbriquées entre d’autres objets aux significations qui nous resteront énigmatique. Une magie émane des choix.

L’artiste y compose une narration, comme sur une partition, les objets dessinent un cheminement épars, une suite de notes sur des lignes, une musique riche de sens aux rébus multiples qui résonnent dans les étages de ces structures en bois de chêne. Ces petites fenêtres, ressemblent à des autels, des tableaux relatant l’accumulation de souvenirs. Lieu de recueillement.

Des petites cavernes, des grottes aux profondeurs abstraites, les images évoquent ce moment de retrait ou de dévotion. Un refuge escarpé mais mieux que rien, un lieu ou l’on peut se balader. Les aspérités brutes aux dimensions inconnues et non perceptibles créent des espaces intimes. On découvre en descendant dans l’espace obscurcit de la cave, un film monté par Charlotte Rocchi sur le rythme amené par la voix off de Simon qui nous raconte…

Karen Alphonso

L’exposition est visible jusqu’au 24 avril 2023.

L’exposition est visible jusqu’au 23 avril 2023.

Télécharger le flyer ici

SALON D’HIVER – winter groupshow – du 19 01 23 au 19 02 23

Une exposition collective regrouant les œuvres de

Leah Nehmert
Elias Njima
Sina Oberhänsli
Ismaël Taha

Texte de Luca Cantori : téléchargé le pdf ici

Un monstre derrière tes yeux

Un chat noir au collier doré te regarde depuis le rebord de la fenêtre du premier étage. Tu te souviens soudainement de cette personne qui vomissait des fleurs par sa fenêtre. Tes amix t’aiment.
Mais tu en doutes à peu près tous les matins. Les chevalières ou les guerrières ou les chasseresses sont des fantômes qui te manquent, des carences, comme quand tu doutes de l’amour de tes amix. Tu as peur qu’on t’oublie.
Les vampires de l’hôtel des finances ne t’oublient jamais. Tu dis: on renait au mieux de ses souffrances, pas de ses cendres. Personne n’a entendu. Et ton tél n’a pas vibré.
Le monstre derrière tes yeux voit ces fantômes, et les aime. Ils sont là et te rassurent. Ils sont le peu d’espoir qu’il te reste alors que tu te rends compte que la luminosité des ampoules aussi décline. Toi aussi tu as envie de vomir des fleurs. Parmi les choses que tu aimes, il y a celles que tu ne peux pas toucher. La lune. Des histoires. Et puis, il y a la tienne, qui s’écrit mal, car elle a du mal à s’amorcer. Parce que tes fantômes et tes envies ne peuvent pas faire partie du casting.
Rien n’est très heureux. Alors tu te rallies en tribu, en clan, en horde, parce que c’est fatiguant de faire semblant de ne pas souffrir, de ne pas pouvoir pleurer au restaurant. Tu te réveilles et ça devrait être l’hiver. Les sous-sols de tes pensées sont trop pleins à force d’y stocker les choses qui sont interdites, honteuses.
Tu te réveilles et ça devrait être l’hiver. Tu vois le chat au collier doré sur le mur de ta chambre. Il a l’air indifférent à l’amour. Aujourd’hui, tu peux te payer un croissant à la boulangerie. En chemin, tu te demandes encore si tes amix ne font pas semblant de t’aimer. Si tu ne devrais pas être autrement. C’est la seule chose qui compte en dehors du croissant. Si tu fais les choses justes.
Tu as plusieurs vies. Les fantômes, les amix, l’hôtel des finances, le sous-sol, l’hiver. Elles ne concordent pas toutes. Tu aurais voulu autre chose. Tu as envie d’aimer des choses et qu’on te laisse les aimer.
Tu apprends à parler ta langue. On te dit ce n’est pas la tienne mais on ne sait pas très bien à qui elle appartient ou qui se l’est appropriée. Peut-être des aristos déchus qui écrivent des dictionnaires. Alors tu apprends à aimer le rap, certains livres pas trop tradi.
Tu apprends à peindre et on te dit que c’est bien mais que tu pourrais quand même faire des efforts sinon on ne va pas te remarquer. Mais on ne comprend pas très bien qui doit te remarquer. On te dit que c’est les aristos déchus même si on sait qu’ils ne viennent pas au vernissage.
Tu te réveilles à nouveau. Peu importe la saison. Tu as mal. Ce n’est pas très heureux. Tu ne le sais pas encore mais la semaine suivante, tu auras retrouvé un peu d’espoir. Mais pour l’instant, tu aurais envie qu’un cataclysme arrange les choses à ta place. Une catastrophe. Pas mauvaise, quelque chose qui chamboule tout et qui remanie la réalité de ses griffes en porcelaine et règle les problèmes d’un seul coup. Un événement qui libérerait tes fantômes.
Tu es sous la couette. Ton cerveau raconte des histoires. Il invente ton monde, le mêle à celui de tes rêves et convoque tes fantômes. Tu te sens bien. Tes amix t’aiment et tu le sais. Il y a toutefois des choses que tu devras garder pour toi et tu pourras les faire exister que de manière sporadique dans le temps du jour. Pour le moment, en attendant le cataclysme, tu endosseras deux mondes et garderas le secret de ton sous-sol, dans le noir, auquel tu auras toujours accès.

L. M. Cantori

À l’occasion de l’exposition Salon d’hiver de Ismaël Taha, Leah Nehmert, Elias Njima & Sina OberhänsliLe Labo, du 19.01 au 19.02.2023