Revolution in our Lifetime – Davide Cascio

Du 12 février au 06 mars 2016

Davide Cascio

Revolution in your lifetime

Davide Cascio propose une installation environnementale. Elle intègre une série d’affiches titrées REVOLUTION IN OUR LIFE TIME. Cette série découle de la récupération des macules d’une édition réalisée avec Vincent Kohler en 2012, elle additionne et multiplie les couches et les techniques d’impression: offset, typographie, xylographie, monotype et collage.

Ces affiche-palimpseste REVOLUTION IN OUR LIFE TIME s’inspirent directement de la production graphique d’Emory Douglas (Ministre de la Culture du Black Panther Party de 1967 à 1980), elles représentent une tentative de déconstruction de ces images graphiques.

2 affiches encadrées, Revolution in our lifetime, 2015
Revolution in our lifetime, 2015, techniques mixtes sur papier, 46 x 64 cm

 

«Des drapeaux, des morceaux de papier ou des tissus avec des mots, dictés par l’urgence d’une révolution. C’est la légèreté et la danse totémique, le pouvoir précaire de l’instant qui s’opposent au poids rhétorique de l’histoire. L’anti-monument est là pour contredire le monument-même, pour en renverser la symbolique et exorciser son magnétisme idéologique juste avant qu’il soit détruit, effacé».

détail accrochage installation Revolution in our lifetime, Espace Labo, 2016
Détail, installation Revolution in our lifetime, Espace Labo, 2016

Pour Davide Cascio, les drapeaux, les morceaux de papier ou les tissus se réfèrent à des pièces «molles» dans la tradition de l’art minimal, comme les caoutchouc de Richard Serra ou les feutres Robert Morris.
Ces matériaux enveloppent le spectateur dans un lieu de repos et favorisent l’agrégation spontanée comme l’Auditorium de Franz West à la Documenta de 1992 (72 divans en fer sur lesquels étaient posés des tapis d’Orient usagés, utilisés comme sièges par le public).

Davide Cascio, Revolution in our lifetime, dangling painting1
Détail 2, installation Revolution in our lifetime, Espace Labo, 2016
Davide Cascio, Revolution in our lifetime, Espace Labo, 2016
Détail 3, installation Revolution in our lifetime, Espace Labo, 2016
L’exposition REVOLUTION IN OUR LIFE TIME a reçu le soutien du Fonds d’Art Contemporain et de Pro Helvetia.

Davide Cascio (1976) vit et travaille à Lugano et à Paris. Membre de l’Institut Suisse de Rome pendant deux ans (2004-06), il a gagné le Prix Vordemberge-Gildewart en 2005 et le Prix-culturel Manor pour le canton du Tessin en 2007. Il a exposé en Suisse à la Kunsthalle de Bâle, au Kunstmuseum de Glarus et de Thun. Il a exposé à «La chambre» de la galerie Xipppas et au FRAC centre d’Orleans. Il a été résident au Pavillon du Palais de Tokyo à Paris (2009-2010), à Astérides à Marseille en 2011 et en 2012 à la Box de ENSA Bourges. En 2014 est en résidence à la Fondation d’entreprise Galeries Lafayette à Paris. A Partir de septembre 2015 est doctorant au SACRe PSL/ENSBA à Paris.

 Photographies: Yann Le Floc’h

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[?] [?] [r]

Du dix huit novembre deux mil quinze au vingt-neuf janvier deux mil seize

Bailly Josse
Bianchini Alexandre
Billotte Benoît
Bogana Alan
Bonny Thomas
Carera & Montesinos
Cascio Davide
Castro Diego
Dafflon Mathieu
Ding Emilie
Deletra Hanna Henry
Dénervaud Guillaume
Dussoix Hadrien
Evrard David

EW
Gygi Fabrice
Forlin Karim
Legros Romain
Levasseur Yves
Lippert Beat
Marzullo Angela
Missika Adrien
Mudry Yoan
Post Frédéric
Riniker-Radich Marta
Sgouridis Konstantin
Wagnières Nicolas
[?] [?] [r]

C’est une exposition collective évolutive. Afin de pousser les limites du possible permises par un espace libre, Karen Alphonso propose de déployer la richesse d’une collection en mutation perpétuelle. Une tentative de programmation décomplexée de sortir du cadre d’une exposition conventionnelle avec un début et une fin. Elle s’entoure de vingt-neuf artistes qui pour la plupart ont aussi géré dans le passé des espaces d’art indépendants (Forde, Shark. Gitte Bohr, Komplot, Duplex,…) dans l’idée de construire ensemble.
Suite à l’invitation, acceptée à l’unanimité les artistes mettent à disposition une ou plusieurs pièces sur la thématique de la ruine. Les oeuvres seront présentées par une scansion déterminée qui permettra de découvrir une exposition en perpétuelle mutation, qui transposent l’idée de faux paradis, de révolution absurde et d’illusion. Quelque chose de désespérément contradictoire et pourtant extatique, des visions, des positions.
En gardant les même clous, les pièces sont remplacées par d’autre. Chaque jour quelque chose change. Les conventions liées aux expositions sont ainsi détournées. L’idée d’une exposition infinie est venue de l’envie d’éviter les phases de creux pendant les démontage et rénovation. Rester en mouvement, rester en vie, changer de point de vue, montrer les revers.
Déployées durant trois mois, les ressources de cette collection permettent divers dialogues qui se tissent entre les pièces selon les divers accrochages. L’exposition se module chaque semaine, elle se déploie, réponds aux actualités, les accrochages se font pendant la nuit. Des pièces sont rajoutées ou déplacées. Les visiteurs découvrent un univers modifié. Un dialogue différent s’établit entre les œuvres. De nouveaux artistes sont invités à intervenir.
Cette exposition questionne le fonctionnement d’un espace d’art libre, un questionnement de la position de l’artiste, de celle du curateur, de la peinture, du support. Elle prends part à l’actualité, reste utopie.

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Dans [?] [?] [r] il y à: reproduire, refaire, remâcher, ressasser recopier, répercuter, réviser, revoir, référer, rester, réduire, rythmer, rassembler, reproposer, rire, ronronnement ou rage. C’est une guérilla interne, une révolution, un rêve, une rave.

Un vitrail néo-géo éclaire le trottoir et s’obscurcira avec le temps / un texte manifeste en distribution libre disparaîtra / des posters révolutionnaire seront retourné pour présenter leur revers imprimés / une peinture à l’huile, déroulée à moitié est suspendue sur son tube, puis enroulé changeant de statut/ un drapeau transfiguré en molécule d’eau flotte sur diverses surfaces / des surfaces sont explorées / des dessins critiquent de manière ironiques / Beat bat des records, coure à travaers le Louvre / la peinture est collage / les papiers decoupés/ une empreinte peinte à l’huile accuse le flegme/ un poisson regarde une mouche qui vole au ralenti / un livre retrace l’histoire d’un espace d’art indépendant à Bruxelles / des spirales changent de couleur / les bétons se déplacent / les supports vidéos se modifient /le son rentre en scène, les pensées de Pasolini sont diffusées à travers les voix / la pardade du 1er mai est diffusé le 1er décembre /  la lumière devient oeuvre / des hologrammes apparaissent / le sol se recouvre de plaques colorées / Samothrace trône / les murs sont colorés /  «Ci-l’envers» de Fabrice Gygi suspendu dans l’espace tout au long de l’exposition invite à voir le monde d’une autre façon.

Karen Alphonso

Ouverture du mercredi au vendredi de 14h à 18h
ou sur rdv: contact@espacelabo.net
www.espacelabo.net

Walking a metaphor – Cyril Bron, David Fuehrer

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24.09.15 – 30.09.2015

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Cyril Bron & David Fuehrer

Opening thursday september 24th · 10am

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En partenariat avec :
Recyclart (Bruxelles)
Urbanspree (Berlin)
Archipel Centre De Culture Urbaine (Lyon)
Un projet proposé par Fahid Taghavi

Marche urbaine autour du ring de Bruxelles entre le 24 et le 30 septembre 2015.

 

«(…)parcourir la ville hors des circuits balisés, transgresser les parcours définit par le fonctionnement urbain et la rationalité. Si la rationalisation conditionne les déplacements, elle conditionne aussi la manière de penser, et nos modes de consommation. Nous voulons justement sortir de ce que nous imposent les déplacements quotidiens, insuffler de la poésie dans notre mouvement et affirmer notre subjectivité comme une réinvention et une redécouverte de l’environnement urbain. Mais l’expression de la subjectivité est en réponse à un espace, elle commence ailleurs et avant nous, elle nous précède, et nous l’excédons dans la réponse. Dans cette faille temporelle, dans cet interstice incertaine, ce sont les zones urbaines qui vont littéralement nous traverser. Notre outil de travail sera la dérive, celle des situationnistes: « le passage hâtif à travers des ambiances variées » (Guy Debord, Théorie de la dérive). Celle-ci nous permettra de naviguer sur les eaux inconnues de la ville, de nous laisser porter par les courants et les ressacs.»

Pendant 6 jours, Cyril Bron et David Fuehrer ont suivi un itinéraire qu’ils ne pourront jamais ré-emprunter. Ils marchent au plus près du Ring de Bruxelles. Zones sans trottoirs, ils inventent un tracé entre glissières et forêts, barrières et talus, ponts et tunnels. Ces différents franchissements ouvrent l’espace sur des paysages inattendus. Ils sont équipés d’une caméra qui transmet en direct un flux d’images et de sons. Il s’agit de questionner l’autoroute qui apparait comme une métaphore de notre époque. Par le dispositif de production d’images et de sons, le spectateur est confronté à une télé-présence, proximité lointaine, anonyme et artificielle. Artistes et spectateurs éprouvent l’étrangeté d’une expérience qui mêle à la fois les résidus urbains et la technologie, les laissés pour compte et des propriétés sous haute protection. Cyril et David nous invitaient à venir les rejoindre pour dessiner avec eux un chemin éphémère.
La marche s’est déroulée du 24 au 30 septembre le long du périphérique de Bruxelles et a été diffusée en direct de 14h à 19h, simultanément dans 4 lieux?: Recyclart (Bruxelles), Espace Labo (Genève), Urbanspree (Berlin), Archipel Centre De Culture Urbaine (Lyon).
Le point de départ de la marche était fixé à Recyclart le 24 septembre 2015.
Les vernissages ont démarré simultanément à 10h.

 

WEAR US SWEAT US – Virginie Morillo

30.06.15 – 21.08.15
WEAR US SWEAT US
KET VOID/Virginie Morillo
RAVE, CORPS, DANSE, TRANSPIRATION

L’Espace LABO présente WEAR US SWEAT US, une collaboration entre l’artiste genevoise Virginie Morillo et l’artiste mexicaine Lorena Vega (Ket Void). Elles se rencontrent lors de la résidence de Virginie à Mexico City et fondent ensemble les soirées Spider Galaxy autour de la place Garibaldi. Rave, corps, danse, transpiration, mots clefs illustrant leur première collaboration.

Virginie Morillo s’inspire de lieux, et de rituels. Elle survol les barrières géographiques et les contraintes matérielles. Artiste interdisciplinaire, elle crée des sculptures, dessins, photographies, installations, happenings et événements festifs. Dans ses travaux les plus récents elle l’exprime à travers le lettrage sur de la soie teintée, et les nouvelles technologies d’impression.

Vue d'exposition
Vue d’exposition

Attirée par la mode et la présences des corps dans l’espace elle se dirige d’abord vers la performance et la sculpture. Pendant son Master à la Haute école d’art et de deisgn de Genève (HEAD – GE), elle part au Japon pour se spécialiser dans la céramique. Là, elle découvre la soie, les kimonos. Elle travaille autour des volumes et du mouvement dans l’espace développant aussi un travail vidéo.

En 2014, elle part en résidence au Mexique. Ce pays est pour elle une grande source d’inspiration. C’est un véritable laboratoire d’expérimentation et de recherche ou elle découvre de nouvelles techniques autour des teintures naturelles. Son travail est soutenu à Mexico City par la Galerie Patrick Silve.

La musique est aussi très présente dans son travail. On peut citer sa collaboration avec l’artiste Sidney Stucky, et les diverses commandes par des festivals comme le Festival Exit à la Maison des Arts de Créteil avec l’artiste Théo Mercier.

Son travail sur tissu, développé depuis 2010, l’amène à ces inscriptions sur textile qui prennent la forme de drapeaux. Elle en créa plusieurs pour le festival MOS ESPA à Genève, dont les phrases étaient tirées de chanson. Dressés sur des mats ils nous rappellent aussi les totems ou perches hautes utilisés par les Mayas pour communiquer avec les dieux.

Vue de l'exposition
Vue de l’exposition

Pour l’exposition à l’Espace LABO Virginie crée une nouvelle série de soie teintées, non pas suspendues cette fois, mais présentés sur des pieds en métal tordus, de l’acier brute restant sensible au vent. Ils bougent d’eux même et créent un mouvement rappelant l’ondulation d’un corps dansant. WEAR US SWEAT US est une exposition flottante: des peintures suspendues sur support au sol prennent corps dans l’espace. Les soies sont teintes avec des couleurs chair, qui se détachent subtilement des murs blancs de l’Espace LABO. Les textes inscrits d’une encre noire rappellent l’art du tatouage. Les phrases choisies sont une sélection de messages personnels reçus par le biais des réseaux sociaux; mots qui marquent, restent gravés en mémoire, traces indélébiles. Ecriture libératoire, ou exécutoire, ces poèmes apparaissent et disparaissent comme des messages subliminaux.

L’exposition aurait pu s’appeler L’Humain de demain.
Elle sera présenté à Miami durant la foire Art Unlimited 2015.

No Email but inhale then exhale – Henry Bonnet

2.03.15 – 26.04.2015
NO EMAIL BUT INHALE THEN EXHALE
Résidence/exposition/concerts live
Henrry Bonnet

NO EMAIL BUT INHALE THEN EXHALE, une exposition multiforme, mouvante et multiusage pour les yeux, les oreilles et l’esprit, qui réunit dessins, collages, peintures, textes et sons. Un voyage captivant où l’exploration chromatique, tant auditive que visuelle, se décline et se cherche dans un continuum expérimental vibratoire de couleurs éclatantes et bavantes, de collages tantôt à l’arrache, tantôt millimétrés et de sons électroniques denses, bizarroïdes et organiques sortant des entrailles d’un synthétiseur modulaire.

Henrry Bonnet

Dessins, collages, installation, improvisation sonore et visuelle, jam électronique, live électronique, mouvement, transition, présence, partage, expérimentation, variations rythmiques, interférences, changement, transformation, work in progress, concert électronique, expérimentations chromatiques sonores et visuelles, espace-temps, interférence mentales, possession, transe, ère de l’électronique, chaos, exploration des mouvements de transition des formes, de la couleur, des sons, du jour et de la nuit, perception – contemplation.

03.04.15 – 05.04.2015
Phénomènes Transitoires Lumineux
Concert Live: Pol/Strb & Meta08es/Jean/African Ghost Valley/Zweitesystem & Lucas Tamarit/Meta-Doca/Fu

Lors du Festival Electron 2015, dans le cadre de l’exposition NO E-MAIL, BUT INHALE THEN EXHALE de Henrry Bonnet, divers lives et jams de musique électronique sont organisés à l’Espace LABO, avec la participation d’artistes locaux.

Ces performances musicales et sonores live privilégient le jeu en direct sur diverses machines électroniques plutôt que le DJ set, il s’agit pour les artistes de partager avec le public plusieurs moments de création où l’improvisation, l’inattendu, l’inouï, l’harmonique et le chaos occupent une place centrale.

The Day After – Group Show

20.02.2015 – 08.03.2015
The Day After
Une carte blanche à Nagi Gianni et Yann Perol

Gio Black Peter, The Burger Girl, Benjamin Dukhan & Franc?ois Chaignaud, Ricci Forte, Gelitin, Maya Rochat, Tom De Pekin, Bruce Labruce, Scott Andrew, Adela Jusic, Matt Lambert, Nagi Gianni, Reginald M. Lamar, Diego Sanchez

expo12

expo7

Programmes vidéo projeté en salle de cinéma, en parallèle à l’exposition The Day After:

le 26 février 2014
Melancholia et Fulgurance (au Cinélux)
le 3 mars 2014
Record My Screaming Body (au Spoutnik)
le 5 mars 2014
Flash Glam Trash (au Cinélux)

télécharger la feuille de salle

Homo economicus farniente – Antonin Demé

HOMO ECONOMICUS FARNIENTE
16 . 01 . 2015 – 07 . 02 . 2015
ANTONIN SIMON

VERNISSAGE JEUDI 15 janvier dès 18h
OUVERTURE SPECIALE le 29 janvier dès 18h

L’exposition bénéficie du soutien du FMAC

Des Prix Nobel d’économie et des hamacs de cravates

Il y a 45 ans était décerné le premier prix Nobel d’économie. Contrairement aux autres prix, il ne figure pas sur le testament du richissime inventeur de la dynamite Alfred Nobel qui voulait récompenser des personnes «ayant apporté le plus grand bénéfice à l’humanité». Son histoire est tout autre: ce prix a été imaginé en 1968 pour célebrer le tricentenaire de la banque centrale de Suède. Sa dénomination exacte est «prix de la Banque de Suède en sciences e?conomiques en me?moire d’Alfred Nobel». Le prix distingue chaque année une ou plusieurs personnes pour leur contribution exceptionnelle aux sciences éco- nomiques. A l’époque, ce fut un véritable tour de force que de faire accepter à l’Acade?mie royale des sciences de décerner un Nobel en économie comme elle le faisait déjà pour la physique et la chimie. Un lobbying intense réussit à lever les réticences de certains membres de l’Académie qui se posaient des questions quant au caractère suffisamment scientifique de l’économie. La question est toujours d’actualité tant l’économie semble être inextricablement sujette à une forte composante idéologique, notamment celle de la «foi dans le marché». Toujours est-il qu’avec ce prix, l’économie se trouvait couronnée d’une aura de scientificité tout en profitant de l’énorme capital symbolique accumulé par le Nobel depuis 1901. Les re?cipiendaires du prix sont au nombre de 75 aujourd’hui. Leurs positions vont de l’ultralibéralisme à un interventionnisme «social démocrate» marqué. Néanmoins, l’attribution fréquente du prix de la Banque de Suède à des économistes issus de l’école de Chicago, activement engagés dans une croisade contre l’Etat-providence – Milton Friedman en tête – ou à des contributions visant à perfectionner des instruments financiers utilisés pour la spéculation pose la question de l’idéologie politique des récipiendaires du prix. D’où la question que se pose les plus critique d’entre nous: le «prix Nobel d’économie» serait-il le cheval de Troie idéologique du néolibéralisme?

Ce qui est reproché à certains économistes, c’est d’essayer de soumettre l’économie à des pseudo-lois naturelles ou immanentes développées par des modèles mathématiques compliqués pour éviter les questions clés. Si l’économie est l’étude du partage de la richesse et que cette richesse est un gros gâteau alors de quoi est fait ce gâteau? Comment est-il partage? Qui tient le couteau? L’Homo economicus tel que le décrivent les manuels d’économie, c’est quelqu’un qui cherche à maximiser la sensation de plaisir associée à la consommation d’un bien. Fruit du calcul rigoureux des plaisirs et des peines, l’Homo economicus a longtemps été pensé comme un synonyme du bonheur. L’Homo economicus farniente, lui il préfère maximiser son temps libre. On sacralise le travail et la productivité, lui, cultive la paresse et pratique «l’art presque disparu de ne rien faire». Il a cousu ses cravates pour en faire des hamacs.

Chapelle – Pablo Hurtado

du 18.12.14 au 10.01.15

Chapelle
Pablo Hurtado

Inspiré de l’architecture de la Chapelle du Pardon au Palais Ducal à Urbino (Italie), Pablo Hurtado a entrepris de recréer un couloir composé de morceaux de tissus teintés de teintures naturelles. La lumière des néons à travers chaque morceau de tissu dédoublé fait apparaître par transparences des couleurs en superposition. Le couloir créé est sans issus. Lieu de recueillement, la forme de cette structure envahie l’espace LABO de sa forme organique. Composé de couleurs et de taches abstraites, les tissus nous rappellent l’incarnation d’une peau ou la texture d’une membrane vivante et palpitante. A l’intérieur nous voilà plongé dans une obscurité solennelle accompagné d’une vibration aux sonorités due aux 30 néons fixés sur des supports en bois réalisés sur mesure. L’installation, éclairée de l’extérieur, rappelle l’envers d’un décor dont les câbles et l’éclairage ont été volontairement mis en avant.

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CRCRCRCRCR – Aloïs Godinat, Nicolas Wagnières

du 14.11.14 au 06.12.14

CRCRCRCRCR
Nicolas Wagnières/Aloïs Godinat

CRCRCRCRCR, une invitation de l’artiste sérigraphe Nicolas Wagnières pour l’exposition prévue dans le cadre du Monstre festival (festival de micro-édition). Ennuyée de l’unicité des propositions proposées dans cette manifestation, ouverte pourtant au monde de l’édition, j’ai décidé d’inviter un artiste Genevois dont la pratique de l’edition est plus axée sur des questions autour du multiple, et impliqué dans la réalisation de tirages de livres d’artistes.

Nicolas Wagnières invita Aloïs Godinat artiste et camarade de longues date. Ils décidèrent de créer des tirages uniques en détournant le mode d’impression habituel de la sérigraphie. Une sélection de ces tirages réalisés à quatre mains, fut présenté en novembre. La technique trouble aussi le rôle de chacun dans le processus de création, désindividualisant le travail de collaboration, le résultat en surpris plus d’un.

Détails?: 4 tirages de Nicolas Wagnières et Aloïs Godinat présentés à l’espace LABO
Détails?: 4 tirages de Nicolas Wagnières et Aloïs Godinat présentés à l’espace LABO

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At Your Side (Part 2) – Léo Wadimoff, Simon Haenni

du 01.11.14 au 09.11.14

At Your Side (Part 2)
Leo Wadimoff/Simon Heanni
En partenariat avec Up State (Zürich) (Part 1) et Curtat Tunnel (Lausanne) (Part 3)

Sous le titre emprunté au slogan «At your side» de la marque Brother, cette exposition des deux jeunes artistes Simon Heanni et Leo Wadimoff ce veut un décor, une critique des lieux et de la société de consommation.

«Nous nous intéressons à rejouer certains mécanismes formels de l’esthétique uniformisée de la société de consommation et de contrôle. Essayer de se rapprocher de ces mécanismes en remplaçant des moyens de production et de conception massifs par des gestes et des matériaux désinvoltes, pauvres mais toutefois appliqués.

Travailler sur la présentation d’un show plus ou moins similaire dans plusieurs villes en même temps nous amène à expérimenter l’autonomie du contenu d’une exposition par rapport à la programmation dans laquelle elle s’inscrit. La documentation et la communication de ces shows subiront l’effet de cette simultanéité. Nous sommes attirés par l’idée de pouvoir réaliser un travail pouvant nous amener à imaginer une exposition en plusieurs parties/salles/espaces, telle une franchise.

Elles comporteront des éléments communs et seront regroupées sous un même titre, tout en étant différentes les unes des autres. L’écart entre les moyens de production du secteur tertiaire et les nôtres révélerait une forme d’échec, qui à notre sens défie les valeurs d’efficacité et de perfection propres à la société de consommation.»

Leo Wadimoff et Simon Heanni

At your Side (Part 1), UP STATE (Zürich, 25 octobre au 4 novembre 2014)
At your Side (Part 1), UP STATE (Zürich, 25 octobre au 4 novembre 2014)
At Your Side, Curtat Tunnel ( Lausanne, du 14 novembre au 6 décembre 2014)

At your Side (Part 2), Labo (Genève, 1er au 9 novembre 2014)