La traque – Anne Golaz, Baptiste Coulon, Romain Legros

La traque

Baptiste Coulon
Anne Golaz
Romain Legros

Exposition du 14 04 17 — 07 05 17
Vernissage jeudi 13 avril dès 17h
Dîner de finissage le 6 mai sur inscription*

Au fond de l’espace, un décor, un paysage urbain nocturne eclairé au flash ou au phares de voiture. Là, quelque part un sanglier passe, à l’affût, traqué. Sur le grand mur de droite, un dégradé d’image, du vert vers le gris, un camouflage aux motif confondus. Des pièges entrelacé aux branchages, des cils et poils d’animaux, puis le calme, une déclinaison du motif de la pointe.

L’exposition La traque réunit trois photographes qui abordent la thématique de la chasse.
Des images éparses sur le mur évoquent un état de recherche ; L’accumulation rappelle une enquête. Entremêlement de différentes sources iconographiques

Les photographies présentées ici sur différents supports, dont les points de vue différés, centrés sur des détails ou des manières d’aborder le propos, créent un amalgame, amènent à diverses narrations possibles où les lieux et terrain de recherches se chevauchent.
Un décor, un terrain de chasse aménagé, une sorte de diorama ou terrain de jeu pour adulte observé; une analyse de terrain en profondeur, une immersion dans le décor.

Double sens analogique quand au medium utilisé. Les limites sont floues entre attirance et dégout, critique ou adhésion, fiction/réalité?

L’édition les cochons sauvages présentée dans le cadre et réalisée pour ce projet d’exposition au Labo, est tiré à 50 exemplaires. Elle nous relate un fait divers, une nouvelle pratique de braconnage urbain à Marseille.
Imprimé sur papier journal, elle se lit comme un reportage, une lecture séquentielle et narrative amené par la suite d’image de traque et poursuite dans des décors urbains.

« On dit qu’une femme s’est fait mordre le bras par un sanglier, qu’une autre en nourrit des hordes depuis quatre ans, tous les jours sauf quand elle est en vacances, que des jeunes rôdent avec des arcs aux pieds des immeubles, qu’ils sont organisés, que des sangliers traînent sur des parkings, près des poubelles, sous les arrêts de bus. On nous parle de chasse urbaine, là où la ville rencontre la colline, d’amendes pour braconnage à 25’000 euros, de combats entre chiens et cochons, de pièges en chariots de supermarché, de pins sylvestres, d’éclairages au tungstène, d’arcs, de silencieux et de 22 Long Rifle. On nous dit de parler à voix basse, de faire attention avec nos flashs.« 


Les Cochons Sauvages

Photographies : Baptiste Coulon & Romain Legros
Conception graphique : Anaïs Coulon
imprimée à 50 exemplaires dans le cadre de l’exposition La Traque.
Marseille, Décembre 2016.

Baptiste Coulon a pour thématique principale les faux-semblants. En dépouillant les sujets reproduits de leur première apparence, il organise une mise à distance qui révèle leur potentiel d’abstraction, multipliant ainsi les plans de lecture.

Anne Golaz traite essentiellement de la représentation du monde rural, de la nature sauvage ou de l’animal. Par la photographie d’aller au de là d’une représentation stéréotypé de cette pratique aujourd’hui

Romain Legros aborde la thématique de la chasse dans son travail comme un rapport à la construction d’une architecture du piège et de la cache.

 

Twin Twist – Aloïs Godinat, Valentina Pini

Twin Twist
Aloïs Godinat et Valentina Pini
21 01 2017 – 05 03 17

Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 19h
ou sur rendez-vous: contact@espacelabo.net

 

 

Vernissage le 20 janvier 2017

Crédit photo Yann Le Floc’h

 

 

Brunch de finissage le 5 mars 2017

 

 

Plastique – Hayan Kam Nakache, Josse Bailly

Plastique

Josse Bailly & Hayan Kam Nakache
17 12 2016 — 13 01 2017

  • Carte blanche à Thomas Baud et Basile Dinbergs
    installation au sous-sol

Ouverture sur rendez vous: contact@espacelabo.net

 

 

 

 

chrysalide

Concert organisé par Rock this town extrafine durant la phase des travaux de restructuration du Labo.

Live et dj set de Al Lover ( San Francisco) artiste musicien en tournée européenne.

 

 

À propos – La lettre de candidature

Samedi 30 avril à 17h –Book launch

À propos – La lettre de candidature

Présentation: Eva May et Laura von Niederhäusern
Lecture: Ludovic Chazaud

Robert Walser a écrit La lettre de candidature en 1914. Cent et un ans après l’édition artistique d’A propos ressort cette demande d’emploi peu conventionnelle de son enveloppe: le désir d’un emploi convenable, où on pourrait se glisser comme dans une «douillette cachette», paraît de nouveau d’une actualité provocante. C’est en envisageant l’écriture de Robert Walser comme une capsule temporelle qui entre en collision avec la situation d’aujourd’hui que Eva May et Laura von Niederhäusern questionnent les moyens et tactiques artistiques présents. Que signifie l’autonomie dans des structures qui sont, par définition, hétéronomes? De quelle façon une écriture inactuelle déploie un potentiel critique dans l’emprise actuelle de l’économie sur notre vie?

La publication bilingue est parue aux Éditions d’Uqbar (Genève), en collaboration avec Gitte Bohr – Club für Kunst und politisches Denken (Berlin).

Texte de Eva May, affiche d’artiste Laura von Niederhäusern.

Edition limitée : 200 exemplaires, numérotés, imprimés sur une
presse typographique Heidelberg chez Noir sur Noir, Genève.

Téléchargez le flyer ici


Le Labo
5 Boulevard Saint-Georges 1205 Genève

L’Espace Labo bénéficie du soutien de la Ville de Genève et de Pro Helvetia.

MEUTES et UNITES (jaurías y unidades) – Group Show

MEUTES et UNITES (jaurías y unidades)

Du 25.03.16 au 24.04.16
Ouverture les mardis & vendredis de 14h à 19h

Yvan Alvarez
Kim Seob Boninsegni
Lucia Martinez Garcia
Aymeric Tarrade

 

 

 

 

Ensemble distinct de choses ou d’êtres de même nature, réunis dans un même endroit. Ensemble plus ou moins organisé de personnes liées par des activités, des objectifs communs. Formation élémentaire du peloton ou de la section. Ensemble G muni d’une opération interne dans G, associative, qui admet un élément neutre et telle que tout élément a un symétrique et un seul. Foule, bande de gens acharnés contre quelqu’un, qui organise des événements pour satisfaire une haine à l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système.

Télécharger le communiqué de presse

 

Voir un extrait de vidéo de Lucia Martinez

le 6 avril 2016, 18h-21h

Gateway at dusk

Ouverture spéciale de l’exposition MEUTES et UNITES (jaurías y unidades) le 6 avril 2016 à l’Espace Labo de 18h à 21h parallèleemnt au vernissage de l’exposition de Kim Seob Boninsegni ENTRE CHIEN ET LOUPS à Truth and Consequences (7, boulevard d’Yvoy, 1205 Genève).

 

Dès le 16 avril 2016

Diffusion de « Saturne », un film vidéo de Yvan Alvarez et Kim Seob Boninsegni, avec Sonita Boninsegni et Eilott Vallirs à l’Espace Labo

Talweg 03

Pétrole Editions présente la revue, dans la cave de l’Espace Labo parallèlement à l’exposition Revolution in our lifetime.
13 février – 06 mars 2016
Ouverture mardi, mercredi et vendredi de 14h à 18h ou sur rendez-vous.

 

 

 

 

TALWEG 03

 

Vendredi 12 février 2016, dès 18h : Lancement de la revue TALWEG 03

Pétrole Editions

TALWEG 03– Transrevue
Pensées — Art contemporain

Le mouvement

TALWEG désigne la ligne d’intersection de deux pentes latérales d’une vallée, suivant laquelle se dirigent les eaux courantes.
TALWEG ne possède aucune contrainte technique ni formelle pérenne. Format, papier, impression, reliure, forment un système architectural propre à chaque numéro. Sa publication est annuelle.
TALWEG est un laboratoire de recherche où se côtoient des propositions plastiques et théoriques, points de vue artistiques, littéraires et scientifiques autour d’une réflexion commune.
TALWEG 03 est parue en janvier 2016 et porte sur la notion de MOUVEMENT. Elle s’inspire de la forme du journal d’informations, non relié, au papier fin. Fermé, l’objet est replié en deux sur toute sa hauteur; ouvert, ce pli forme une ondulation sur la surface des double-pages, creux et crête.

TALWEG03 rassemble neuf artistes / collectifs : Ludmilla Cerveny, Alex Chevalier, Emma Cozzani, Arthur Debert, ExposerPublier, Mickaël Gamio, Francois-Xavier Guiberteau & Anne-Emilie Philippe, Bénédicte Lacorre, Mountaincutters. Les auteurs Marie Richeux, Marie-Eve Lacasse, Nathalie Quintane et Montassir Sakhi ont été invités à se joindre à eux au sein de l’édition.

 

Revolution in our Lifetime – Davide Cascio

Du 12 février au 06 mars 2016

Davide Cascio

Revolution in your lifetime

Davide Cascio propose une installation environnementale. Elle intègre une série d’affiches titrées REVOLUTION IN OUR LIFE TIME. Cette série découle de la récupération des macules d’une édition réalisée avec Vincent Kohler en 2012, elle additionne et multiplie les couches et les techniques d’impression: offset, typographie, xylographie, monotype et collage.

Ces affiche-palimpseste REVOLUTION IN OUR LIFE TIME s’inspirent directement de la production graphique d’Emory Douglas (Ministre de la Culture du Black Panther Party de 1967 à 1980), elles représentent une tentative de déconstruction de ces images graphiques.

2 affiches encadrées, Revolution in our lifetime, 2015
Revolution in our lifetime, 2015, techniques mixtes sur papier, 46 x 64 cm

 

«Des drapeaux, des morceaux de papier ou des tissus avec des mots, dictés par l’urgence d’une révolution. C’est la légèreté et la danse totémique, le pouvoir précaire de l’instant qui s’opposent au poids rhétorique de l’histoire. L’anti-monument est là pour contredire le monument-même, pour en renverser la symbolique et exorciser son magnétisme idéologique juste avant qu’il soit détruit, effacé».

détail accrochage installation Revolution in our lifetime, Espace Labo, 2016
Détail, installation Revolution in our lifetime, Espace Labo, 2016

Pour Davide Cascio, les drapeaux, les morceaux de papier ou les tissus se réfèrent à des pièces «molles» dans la tradition de l’art minimal, comme les caoutchouc de Richard Serra ou les feutres Robert Morris.
Ces matériaux enveloppent le spectateur dans un lieu de repos et favorisent l’agrégation spontanée comme l’Auditorium de Franz West à la Documenta de 1992 (72 divans en fer sur lesquels étaient posés des tapis d’Orient usagés, utilisés comme sièges par le public).

Davide Cascio, Revolution in our lifetime, dangling painting1
Détail 2, installation Revolution in our lifetime, Espace Labo, 2016
Davide Cascio, Revolution in our lifetime, Espace Labo, 2016
Détail 3, installation Revolution in our lifetime, Espace Labo, 2016
L’exposition REVOLUTION IN OUR LIFE TIME a reçu le soutien du Fonds d’Art Contemporain et de Pro Helvetia.

Davide Cascio (1976) vit et travaille à Lugano et à Paris. Membre de l’Institut Suisse de Rome pendant deux ans (2004-06), il a gagné le Prix Vordemberge-Gildewart en 2005 et le Prix-culturel Manor pour le canton du Tessin en 2007. Il a exposé en Suisse à la Kunsthalle de Bâle, au Kunstmuseum de Glarus et de Thun. Il a exposé à «La chambre» de la galerie Xipppas et au FRAC centre d’Orleans. Il a été résident au Pavillon du Palais de Tokyo à Paris (2009-2010), à Astérides à Marseille en 2011 et en 2012 à la Box de ENSA Bourges. En 2014 est en résidence à la Fondation d’entreprise Galeries Lafayette à Paris. A Partir de septembre 2015 est doctorant au SACRe PSL/ENSBA à Paris.

 Photographies: Yann Le Floc’h

[ʀ] [ʁ] [r] – Group Show

[?] [?] [r]

Du dix huit novembre deux mil quinze au vingt-neuf janvier deux mil seize

Bailly Josse
Bianchini Alexandre
Billotte Benoît
Bogana Alan
Bonny Thomas
Carera & Montesinos
Cascio Davide
Castro Diego
Dafflon Mathieu
Ding Emilie
Deletra Hanna Henry
Dénervaud Guillaume
Dussoix Hadrien
Evrard David

EW
Gygi Fabrice
Forlin Karim
Legros Romain
Levasseur Yves
Lippert Beat
Marzullo Angela
Missika Adrien
Mudry Yoan
Post Frédéric
Riniker-Radich Marta
Sgouridis Konstantin
Wagnières Nicolas
[?] [?] [r]

C’est une exposition collective évolutive. Afin de pousser les limites du possible permises par un espace libre, Karen Alphonso propose de déployer la richesse d’une collection en mutation perpétuelle. Une tentative de programmation décomplexée de sortir du cadre d’une exposition conventionnelle avec un début et une fin. Elle s’entoure de vingt-neuf artistes qui pour la plupart ont aussi géré dans le passé des espaces d’art indépendants (Forde, Shark. Gitte Bohr, Komplot, Duplex,…) dans l’idée de construire ensemble.
Suite à l’invitation, acceptée à l’unanimité les artistes mettent à disposition une ou plusieurs pièces sur la thématique de la ruine. Les oeuvres seront présentées par une scansion déterminée qui permettra de découvrir une exposition en perpétuelle mutation, qui transposent l’idée de faux paradis, de révolution absurde et d’illusion. Quelque chose de désespérément contradictoire et pourtant extatique, des visions, des positions.
En gardant les même clous, les pièces sont remplacées par d’autre. Chaque jour quelque chose change. Les conventions liées aux expositions sont ainsi détournées. L’idée d’une exposition infinie est venue de l’envie d’éviter les phases de creux pendant les démontage et rénovation. Rester en mouvement, rester en vie, changer de point de vue, montrer les revers.
Déployées durant trois mois, les ressources de cette collection permettent divers dialogues qui se tissent entre les pièces selon les divers accrochages. L’exposition se module chaque semaine, elle se déploie, réponds aux actualités, les accrochages se font pendant la nuit. Des pièces sont rajoutées ou déplacées. Les visiteurs découvrent un univers modifié. Un dialogue différent s’établit entre les œuvres. De nouveaux artistes sont invités à intervenir.
Cette exposition questionne le fonctionnement d’un espace d’art libre, un questionnement de la position de l’artiste, de celle du curateur, de la peinture, du support. Elle prends part à l’actualité, reste utopie.

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Dans [?] [?] [r] il y à: reproduire, refaire, remâcher, ressasser recopier, répercuter, réviser, revoir, référer, rester, réduire, rythmer, rassembler, reproposer, rire, ronronnement ou rage. C’est une guérilla interne, une révolution, un rêve, une rave.

Un vitrail néo-géo éclaire le trottoir et s’obscurcira avec le temps / un texte manifeste en distribution libre disparaîtra / des posters révolutionnaire seront retourné pour présenter leur revers imprimés / une peinture à l’huile, déroulée à moitié est suspendue sur son tube, puis enroulé changeant de statut/ un drapeau transfiguré en molécule d’eau flotte sur diverses surfaces / des surfaces sont explorées / des dessins critiquent de manière ironiques / Beat bat des records, coure à travaers le Louvre / la peinture est collage / les papiers decoupés/ une empreinte peinte à l’huile accuse le flegme/ un poisson regarde une mouche qui vole au ralenti / un livre retrace l’histoire d’un espace d’art indépendant à Bruxelles / des spirales changent de couleur / les bétons se déplacent / les supports vidéos se modifient /le son rentre en scène, les pensées de Pasolini sont diffusées à travers les voix / la pardade du 1er mai est diffusé le 1er décembre /  la lumière devient oeuvre / des hologrammes apparaissent / le sol se recouvre de plaques colorées / Samothrace trône / les murs sont colorés /  «Ci-l’envers» de Fabrice Gygi suspendu dans l’espace tout au long de l’exposition invite à voir le monde d’une autre façon.

Karen Alphonso

Ouverture du mercredi au vendredi de 14h à 18h
ou sur rdv: contact@espacelabo.net
www.espacelabo.net