It will rise from the ashes

It will rise from the ashes
Marie Matusz

It will rise from the ashes

Marie Matusz

17 11 17 – 17 12 17

L’exposition IT WILL RISE FROM THE ASHES exploite des questions et réflexions sur les structures qui nous entourent à différents niveaux (social et publique, éducatifs et culturels, économique et politique, esthétique, passé, présent, et potentiellement futur).

Le titre renvoi à la devise de la Ville de Détroit (Michigan) «It shall rise from the ashes». «Shall» se voit remplacé de «will» et ainsi supprime la potentialité exprimée dans l’expression, donnant place à un statement certifiant que «quelque chose» renaîtra des cendres.
L’étude que l’artiste mène sur les différentes structures porteuses et meneuses de notre société, tant sur des plans architecturaux que mentaux, par exemple, se conclut par des questionnement sur la déconstruction – comprise en tant que telle comme une structure existant en soi. Tout objet ou lieux déconstruit, n’est vu de la sorte que par connaissance de son état précédent. Celui qui ne connait pas, ou bien ignore l’état passé, fait alors face à une structure existant pour soi, potentiellement riche de nouveaux devenirs.

L’aspect spéculatif des dimensions à venir préoccupe l’artiste et se retrouve ainsi dans l’affirmation «It will rise from the ashes», qui cherche ainsi à transmettre mais aussi développer le potentiels imaginatifs des spectateurs par la création de situation installatives semi-scientifiques et fictionnelles.
L’ensemble des recherches artistiques et théoriques se portent sur ce qu’elle appelle «une multiplicité des états de consciences» liées à une étude d’ensemble des systèmes auxquels nous prenons part dans notre société tant de manière consciente qu’inconsciente.

L’étude de la psychophonie et les réactions des matières sonores sur le corps et l’esprit ont menées mon travail à de nouveaux sujets d’élargissement toujours plus invisibles les uns que les autres. À ce jour, ses recherches se portent d’avantage sur le cerveau et les connections synaptiques, en explorant les structures qui nous mènent et guident pour créer, donner ou même vendre, «du sens».
Comment I’assemblage d’élément nous dirige-t-il pour «construire». D’une manière similaire à Slavoj Žižek, elle considère tant le spectateur qu’elle-même comme détective en quête d’une compréhension, pour assimiler d’autres notions plus ou moins éloignées de nous, pour appréhender le monde et le faire notre – construire notre système de Réalité.
Pour cela, l’ensemble des pièces qu’elle réalise sont tant outils qu’oeuvres, et n’existent que dans leur superposition les unes aux autres pour dépasser leur propre structure afin d’appartenir à de nouveaux seuils de compréhensions.
L’ensemble de ses recherches seront publiées au mois d’août 2018, dans un coffret de quatre livres dont trois composés comme un espace agencés, et un de théorie.

 

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It will rise from the ashes
18 novembre 2017 – 17 décembre 2017
Vernissage le 17 novembre dès 17h
Visite sur rendez-vous: contact@espacelabo.net

Moto— 03.11.17

MOTO, Labo 03.11.17

 

Nous entrons dans un espace sombre, une odeur présente rappelle quelque chose de sale de plastique, du cambouis.

Les pneumatiques usagés et entassés l’un sur l’autre, forment un mur qui nous bouche la vue, un mur de tas de pneus. Un passage est possible par la gauche et la droite; nous osons les contourner. Nous nous retrouvons face à trois écrans, vision superposée d’un souvenir un souvenir en flash back. LA PROCESIÓN DE LAS SOMBRAS est projeté sur ces écrans flottants dans l’espace du Labo.

Des images en couleur, dans un décor qui nous est étrangé, des collines désertes, des cactus est des hommes qui avancent rebondissent comme sur des chevaux, sur des motos, au ralenti nous faisant face, dans un contre jour, dans le contraste du soleil au zenith, les motards coiffés de chapeau mexicains, portent dernières eux des mots sur des draps de soie, qui vibrent doucement dans le vent. Les mots échappent et flottent dans l’air, tels des incantations maya. Ces poèmes écrits à l’encre noire sur des soies teintées d’encres naturelles effleurent les couleurs magenta, jaune-doré, vert et bleues.

Des mots comme «PIERDE TU ALMA» (LOSE YOUR SOUL) laissent l’imagination des spectateurs s’envoler et donne mystère sur cette chevauchée de cavaliers mexicains dont on ignore la destinée. Entre deux monde, le temps parait suspendu.

Un son de moteur gronde nous donne la chaire de poule. Oppressante vibration qui se mélange avec l’odeur des pneumatiques et le son diffusé depuis le sous-sol. Nous osons passer sous les écrans et descendons un escalier qui amène à une deuxième salle éclairée par les vibrations d’un film en noir et blanc projeté lui directement contre le mur du fond. Sur une musique crée par Système 8 (Adrien Heiniger et Marie Matusz), des images en gros plan, contrastes et fumée nous rappellent peu à peu cette performance que l’on vit sur la plaine de Plainapalais pendant la Biennale des espace d’art indépendant de Genève 2017.

 

 

« It all start the day i came into being in the Yoshiwara at Edo. Surrounded by Geishas, I received the hallmark from the big shot in rock n’roll psychedelism, Dennis Hopper ».

 

Virginie Morillo déploie son œuvre de manière hétérogène. Les pièces rebondissants en riches émulsions, certains détails se retrouvent dans d’autres travaux. Ses recherches perpétuées se prononcent comme un jeu décomplexées, située dans le pli, dans l’interstice.

Indéfinissable par sa modulation constante, les drapeaux qui la démarquent s’ajuste à sa forme. Douce et fragile la soie teintée d’encre naturelle criant des mots-poèmes peints sur ces chassis tendus, se déchire lors des performances.

De ce travail sur la soie et les bikers, deux films (RIDERS ON THE STORM, Suisse, 2017 et LA PROCESIÓN DE LAS SOMBRAS Mexique, 2014) présentés en double projection au Labo le 3 novembre dans le cadre d’une installation nommée MOTO, composée d’écrans en suspension et d’un mur de pneus.

Dans son approches de la scène contemporaine, le regard et les connexions complexes démontées, critiquées, elle transgresse les genres se faufile à travers en cercle pernicieux comme une étouffante confusion circulaire et concentrique, celle des motards ce 17 juin 2017 sur la Plaine de Plainpalais pendant BIG, la Biennale, des espace d’art indépendant de Genève. Elle fut invitée spécialement par Jérôme Massard, Carole Rigault et Frederic Post en exergue de son container lié au ateliers de l’association L-Sud à Kugler.

La performance RIDERS ON THE STORM, créa une présence apocalyptique au moment du coucher du soleil. L’intemporalité soudaine, le temps suspendu, la bruyance sonore, les nuages de fumée de sable rouge émanant des passages des motos, le chaos. Le public les regarda tourner en rond et se laissa sublimer dans les tornades de poussière pendant qu’ils formaient une boucle autour de nous. Magnificence des êtres et de leur dégaine, une représentation de la subculture dans ces limites. Oppression et sulfureuse extravagance la présence de ces pièces en soie fragiles dans ce décor de brut déclamant par sa force féminine et virile le «nous» d’un monde étrangement flottant entre-deux, comme les îles des morts.

Le film court qui en découle est à la fois archive filmique d’un happening et film d’artiste expérimental.

 

Vues du vernissage MOTO le 3 novembre 2017
Vues du montage