Drive – 01 03 18

Drive an audiovisual EP

Un projet de Nathan Baumann et Silikat
Avec Pascal Lopinat | Jona Nido | Jérémie Krüttli
Mixé par Louis Jucker
Vidéo par Swann Thommen
Durée: 17’48’’
© 2018, Lexico Records

Projection du Ep Drive ( 18 minutes)à la cave

 

Drive est né de la rencontre de Nathan Baumann, musicien et compositeur de La Chaux-de-Fonds, et de Swann Thommen, vidéaste et producteur de musique électronique sous le nom de Silikat. Après une année et demie de productions diverses et plus d’une vingtaine de compositions, ils décident d’en sélectionner quatre susceptibles de créer une cohérence stylistique.
Ils font appel à trois musiciens afin d’amplifier leurs compositions, Jona Nido pour les parties guitare, Pascal Lopinat pour les sections rythmiques et Jérémie Krütlli pour les parties basse. Une fois les quatre compositions terminées, elles ont été mixées sur un enregistreur à bande par Louis Jucker début 2017 dans le studio d’Hummus Records.

Partis dès le départ de l’idée de produire une bande sonore pour la voiture accompagnant un voyage hypothétique, Drive s’est mué en projet vidéo racontant cette virée imaginaire. A partir d’images capturées dans Google Earth, Drive nous propose une traversée dans les méandres de Los Angeles, ville urbaine aux ramifications multiples où la voiture est maître. Suivant quatre tableaux, le spectateur est amené à découvrir cette cité gigantesque et ces alentours qui sont sans aucun doute l’un des bastions du rêve américain et d’une industrie cinématographique mondiale. L’esthétique de Google Earth confère au paysage urbain une dimension semi-destructive, proche d’un jeu vidéo des années 2000 et les juxtapositions des différents plans nous amènent à percevoir cette traversée de manière fragmentaire.

Les quatre productions sonores quant à elles, sont empreintes d’une forte influence 1990-2000 et laissent place à différentes expérimentations stylistiques passant d’un morceau à consonance indie-pop (Brokes, Attack) à des envolées cinématiques (Start, End).

 

 

 

19h PLACES

Une performance audiovisuelle de Silikat Durée: 32’30’’
©2018

Places est le nouveau projet audiovisuel de Silikat. Oscillant entre recherches sonores et ambiant musiques cette exploration d’environ 35 minutes nous mène dans différents territoires audiovisuels. Dans la lignée esthétique de ces précédentes productions Silikat nous propose de survoler différents endroits mentaux et phantasme?s a? la limite de l’abstraction géométrique à l’aide d’images de synthèse.

Info / Liens: www.silikat.ch
www.swannthommen.ch

20h HORSES

Une performance audiovisuelle de Primitive Trails durée: 30’
©2018

Primitive Trails c’est Dayla et Steve, deux guitares, de l’expérimental, du rock, de la noise, de l’ambiant, toujours psychédélique, toujours proche des sons de la nature et toujours en mouvement. Après quelques albums de pure improvisation, Primitive Trails évolue, en 2018, vers un univers plus construit, sans jamais quitter son penchant pour l’impro, qui est maintenant très proche de la vide?o home-made expérimentale et poétique, visible en live.

Info / Liens https://www.facebook.com/primitivetrailsmusic/ https://primitivetrails.bandcamp.com

 

21h Un ciné-concert électronique

Collectif Cycle Opérant durée: 75’
©2017

Accompagné d’un cow-boy qui lui sert de garde du corps, Mr West débarque en Union soviétique. Là, profitant de sa crédulité, des voyous lui soutirent de l’argent en évoquant de méchants et sanguinaires bolcheviks…
Pastichant le genre holywoodien de la course-poursuite et du burlesque, Lev Kuleshov et ses élèves de l’Institut national du cinéma lancent avec ce film un véritable OVNI dans le cinéma sovétique des années 20.

Fondé en 2000à La Chaux-de-Fonds, le collectif Cycle Opérant est actif dans la crétion de musique électronique, l’organisation de happenings et d’événements culturels, ainsi que dans diverses collaborations avec d’autres disciplines artistiques.
Au fil des ans, Cycle Opérant s’est produit dans de nombreux clubs et festivals à travers toute la Suisse, partageant la scène avec Plaid, Funkstörung, Vitalic, The Modernist, The Young Gods, Arnaud Rebotini, Fairmont ou encore Mira Calix.

Toujours avide d’expérimentation et de rencontre avec un large public, Cycle Opérant organise également divers événements électroniques, dont notamment les Digitales, festival itinérant dont le collectif est l’une des chevilles ouvrières depuis 2006.

 

 

 

Nathan Baumann Né en 1987, musicien diplômé du Conservatoire de La Chaux-de-Fonds et de la HEMU de Lausanne, co-fondateur avec Louis Jucker de l’association Indago, administrateur inde?pendant pour structures culturelles, directeur artistique du collectif The Fawn. Se consacre dès 2010 à la production et à la gestion culturelle, plus spécifiquement dans le domaine des musiques actuelles. Notamment : release manager chez Hummus Records, administrateur de l’association KA / Bikini Test, administrateur et chargé de production pour l’association Indago. Crée The Fawn en 2010, un collectif réunissant une trentaine de musiciens, graphistes, vidéastes et techniciens avec lequels il produit 4 albums et autant de EP. Diverses créations originales, lie?es a? des lieux, dont Collegium à la collégiale de St-Imier en co-production avec le CCL, Fours-à-Chaux à St-Ursanne et Tetsuo, création d’une bande originale pour le festival 2300 plan 9 au Temple-Allemand à La Chaux-de-Fonds. Collabore à des productions telles que Gaspard de La Montagne, Harpe, Nut Nut, Prune Carmen Diaz, Antoine Joly et Silikat. www.thefawn.ch www.indago.ch

Swann Thommen Né en 1979, artiste diplômé de la Haute Ecole d’Art et et de Design à Genève (HEAD). Swann Thommen travaille en tant qu’artiste dans le domaine de l’art contemporain. Il a été membre du collectif_fact (www.collectif-fact.ch) de 2002 à 2009. Ces projets sont réalisés sous des formes diverses : installation vidéo, sculpture, image de synthèse, photographie numérique. Son travail traite essentiellement des questions liées à la représentation de l’espace architectural et cinématographique. Parallèlement à son activité artistique, il produit de la musique électronique sous le nom de Silikat sous le label Hummus Records et créer le label Lexico Records. Auto production DIY mélangeant ces influences indie, new wave, et électro il nous plonge dans un univers mélodique et dansant. Après quelques dates en suisse romande ou il produit pour ses live act une scénographie vidéo, il sort en 2014 son deuxième EP Vision and Colors, trois titres énergiques, condensés d’électro pop sous le label Hummus Record. Avec la sortie en mars 2016 de son premier album Abstract Division sous Hummus Records, Silikat poursuit son exploration sonore en nous proposant un univers musicale toujours aussi dynamique et dansant dans un registre résolument électro pop. www.swannthommen.ch
www.silikat.ch

It will rise from the ashes – Marie Matusz

 

It will rise from the ashes
Marie Matusz

It will rise from the ashes

Marie Matusz

17 11 17 – 17 12 17

L’exposition IT WILL RISE FROM THE ASHES exploite des questions et réflexions sur les structures qui nous entourent à différents niveaux (social et publique, éducatifs et culturels, économique et politique, esthétique, passé, présent, et potentiellement futur).

Le titre renvoi à la devise de la Ville de Détroit (Michigan) «It shall rise from the ashes». «Shall» se voit remplacé de «will» et ainsi supprime la potentialité exprimée dans l’expression, donnant place à un statement certifiant que «quelque chose» renaîtra des cendres.
L’étude que l’artiste mène sur les différentes structures porteuses et meneuses de notre société, tant sur des plans architecturaux que mentaux, par exemple, se conclut par des questionnement sur la déconstruction – comprise en tant que telle comme une structure existant en soi. Tout objet ou lieux déconstruit, n’est vu de la sorte que par connaissance de son état précédent. Celui qui ne connait pas, ou bien ignore l’état passé, fait alors face à une structure existant pour soi, potentiellement riche de nouveaux devenirs.

L’aspect spéculatif des dimensions à venir préoccupe l’artiste et se retrouve ainsi dans l’affirmation «It will rise from the ashes», qui cherche ainsi à transmettre mais aussi développer le potentiels imaginatifs des spectateurs par la création de situation installatives semi-scientifiques et fictionnelles.
L’ensemble des recherches artistiques et théoriques se portent sur ce qu’elle appelle «une multiplicité des états de consciences» liées à une étude d’ensemble des systèmes auxquels nous prenons part dans notre société tant de manière consciente qu’inconsciente.

L’étude de la psychophonie et les réactions des matières sonores sur le corps et l’esprit ont menées mon travail à de nouveaux sujets d’élargissement toujours plus invisibles les uns que les autres. À ce jour, ses recherches se portent d’avantage sur le cerveau et les connections synaptiques, en explorant les structures qui nous mènent et guident pour créer, donner ou même vendre, «du sens».
Comment I’assemblage d’élément nous dirige-t-il pour «construire». D’une manière similaire à Slavoj Žižek, elle considère tant le spectateur qu’elle-même comme détective en quête d’une compréhension, pour assimiler d’autres notions plus ou moins éloignées de nous, pour appréhender le monde et le faire notre – construire notre système de Réalité.
Pour cela, l’ensemble des pièces qu’elle réalise sont tant outils qu’oeuvres, et n’existent que dans leur superposition les unes aux autres pour dépasser leur propre structure afin d’appartenir à de nouveaux seuils de compréhensions.
L’ensemble de ses recherches seront publiées au mois d’août 2018, dans un coffret de quatre livres dont trois composés comme un espace agencés, et un de théorie.

 

TELECHARGER LE PROJET D’EXPOSITION

 

It will rise from the ashes
18 novembre 2017 – 17 décembre 2017
Vernissage le 17 novembre dès 17h
Visite sur rendez-vous: contact@espacelabo.net

L’exposition a reçu le soutien du FMAC et du FCAC et de Pro Helvetia.

MOTO — 03.11.17 – Virginie Morillo

Installation et projection vidéo

Nous entrons dans un espace sombre, une odeur présente rappelle quelque chose de sale de plastique, du cambouis.

Les pneumatiques usagés et entassés l’un sur l’autre, forment un mur qui nous bouche la vue, un mur de tas de pneus. Un passage est possible par la gauche et la droite; nous osons les contourner. Nous nous retrouvons face à trois écrans, vision superposée d’un souvenir un souvenir en flash back. LA PROCESIÓN DE LAS SOMBRAS est projeté sur ces écrans flottants dans l’espace du Labo.

Des images en couleur, dans un décor qui nous est étrangé, des collines désertes, des cactus est des hommes qui avancent rebondissent comme sur des chevaux, sur des motos, au ralenti nous faisant face, dans un contre jour, dans le contraste du soleil au zenith, les motards coiffés de chapeau mexicains, portent dernières eux des mots sur des draps de soie, qui vibrent doucement dans le vent. Les mots échappent et flottent dans l’air, tels des incantations maya. Ces poèmes écrits à l’encre noire sur des soies teintées d’encres naturelles effleurent les couleurs magenta, jaune-doré, vert et bleues.

Des mots comme «PIERDE TU ALMA» (LOSE YOUR SOUL) laissent l’imagination des spectateurs s’envoler et donne mystère sur cette chevauchée de cavaliers mexicains dont on ignore la destinée. Entre deux monde, le temps parait suspendu.

Un son de moteur gronde nous donne la chaire de poule. Oppressante vibration qui se mélange avec l’odeur des pneumatiques et le son diffusé depuis le sous-sol. Nous osons passer sous les écrans et descendons un escalier qui amène à une deuxième salle éclairée par les vibrations d’un film en noir et blanc projeté lui directement contre le mur du fond. Sur une musique crée par Système 8 (Adrien Heiniger et Marie Matusz), des images en gros plan, contrastes et fumée nous rappellent peu à peu cette performance que l’on vit sur la plaine de Plainapalais pendant la Biennale des espace d’art indépendant de Genève 2017.

« It all start the day i came into being in the Yoshiwara at Edo. Surrounded by Geishas, I received the hallmark from the big shot in rock n’roll psychedelism, Dennis Hopper ».

Virginie Morillo déploie son œuvre de manière hétérogène. Les pièces rebondissants en riches émulsions, certains détails se retrouvent dans d’autres travaux. Ses recherches perpétuées se prononcent comme un jeu décomplexées, située dans le pli, dans l’interstice.

Indéfinissable par sa modulation constante, les drapeaux qui la démarquent s’ajuste à sa forme. Douce et fragile la soie teintée d’encre naturelle criant des mots-poèmes peints sur ces chassis tendus, se déchire lors des performances.

De ce travail sur la soie et les bikers, deux films (RIDERS ON THE STORM, Suisse, 2017 et LA PROCESIÓN DE LAS SOMBRAS Mexique, 2014) présentés en double projection au Labo le 3 novembre dans le cadre d’une installation nommée MOTO, composée d’écrans en suspension et d’un mur de pneus.

Dans son approches de la scène contemporaine, le regard et les connexions complexes démontées, critiquées, elle transgresse les genres se faufile à travers en cercle pernicieux comme une étouffante confusion circulaire et concentrique, celle des motards ce 17 juin 2017 sur la Plaine de Plainpalais pendant BIG, la Biennale, des espace d’art indépendant de Genève. Elle fut invitée spécialement par Jérôme Massard, Carole Rigault et Frederic Post en exergue de son container lié au ateliers de l’association L-Sud à Kugler.

La performance RIDERS ON THE STORM, créa une présence apocalyptique au moment du coucher du soleil. L’intemporalité soudaine, le temps suspendu, la bruyance sonore, les nuages de fumée de sable rouge émanant des passages des motos, le chaos. Le public les regarda tourner en rond et se laissa sublimer dans les tornades de poussière pendant qu’ils formaient une boucle autour de nous. Magnificence des êtres et de leur dégaine, une représentation de la subculture dans ces limites. Oppression et sulfureuse extravagance la présence de ces pièces en soie fragiles dans ce décor de brut déclamant par sa force féminine et virile le «nous» d’un monde étrangement flottant entre-deux, comme les îles des morts.

Le film court qui en découle est à la fois archive filmique d’un happening et film d’artiste expérimental.

RIDERS ON THE STORM from Morillo Virginie on Vimeo.

Vues du vernissage MOTO le 3 novembre 2017

Vues du montage

Sonntag 14 09 17 – 14 10 17 – Jon Merz, Vianney Fivel

Une proposition de Lyla Marsol

L’exposition Sonntag réunira des travaux récents de Jon Merz et de Vianney Fivel. Les deux artistes se sont rencontrés cette année à Berlin et ont échangé sur de nombreux sujets dont celui de l’art.

Vernissage mercredi 13 septembre
Ouverture spéciale le 14 septembre jusqu’à 21h

La SMALL du 24 juin au 2 juillet 2017 – Group Show

La SMALL, soirée d’ouverture
performance de Sebastien Leseigneur
photographie Carl June, juin 2017

 

SMALL
24 06 17 – 02 07 17
La Semaine Magique Amour Liberté Luttes

Le projet de la SMALL répond et fait suite à l’invitation de la Biennale des espaces d’art indépendants de Genève qui s’est déroulé du 16 au 18 juin 2017 sur la Plaine de Plainpalais.

Le Labo a décidé de s’inclure à BIG et d’utiliser l’espace du container comme salle d’attente, une salle de toutes les attentes, celles des organisateurs, des artistes, des visiteurs, des contenus. Nous avons invité Macaco Press à y faire de la contrebande et annonçé le programme de la SMALL qui se déroulera au Labo la semaine suivante.

La BIG remet sur le tapis une série de questions :

• comment se coordonner et faire des projets?
• quel est le statut donné à l’activité créatrice indépendante?
• comment définir et mobiliser des acteurs culturels?
• comment occuper les espaces qui nous sont octroyés?
• avec quels moyens?
• comment redistribuer les moyens mis à dispositions par les autorités?
• comment se définit la scène indépendante? Peut-être par une gymnastique des écarts: intellectuelle/non artistique/ proche de la communauté ?

C’est à partir de ces axes que le Labo propose de se transformer la semaine suivante en une salle d’occupation avec un dispositif, des imprimés et des intervenants acteurs de l’art contemporain mais aussi d’autres types d’expérimentations dans les domaines de la recherche, du logement et d’autres encore inconnus.

La question de l’occupation possède un double sens et peut renvoyer à un discours guerrier qui soulève des questions de médiation, de colonisation, d’appropriation, de territorialité, etc. En art il est certain que l’activité s’est déplacée ces dernières années vers une occupation du terrain, par des performances, des discussions, des rencontres, des projections. Ces activités en forte croissance générant de grandes richesses ne sont cependant pas ou peu rétribuées. Bien des champs d’étude ont permis de révéler l’existence d’une partie non?rémunérée de la production, la sphère du travail domestique est la plus évidente. À notre époque révolutionnée par les outils digitaux, cette question du travail est encore plus capitale car aujourd’hui chaque contenu, chaque post sur l’internet équivaut à un geste de travail gratuit.

La SMALL veut interroger les capacités d’agir dans ce contexte d’entremêlement du privé et du politique, et réfléchir à l’espace paradoxal existant entre autonomie affirmée et reconfiguration des dépendances travailleuses.

On en revient à la salle de toutes les
attentes (qui peut renvoyer à un discours
médical/curatif/prendre soin)

• celles des organisateurs,
• des artistes,
• des visiteurs,
• des contenus.

La proposition du Labo s’inspire de différentes dynamiques actuelles et passées. SMALL est à géométrie variable, avec une sensibilité pour des voix inattendues.

Le programme de la SMALL est en ligne ici.

 

Karen Alphonso, Sébastien Leseigneur

 

Artistes et intervenants participants

Karen Alphonso
Ismaël Abdallah
Diego Castro
Etienne Chosson
Eduardo Cruces
Luca Depietri
Frédéric Favre
Sabrina Fernández Casas
Filippo Filliger
Patricio Gil Flood
Cédric Henny
Andreas Hochuli
Sébastien Leseigneur
Marylou
Macaco Press
Martin Maeder
Maud Pollien

Louise Mestrallet
Miami Books
Elena Montesinos
Virginie Morillo
Radio Picnic
Stéphanie Probst
Sonia Rickli
Adeline Senn
Tilo Steireif
Dorothée Thébert
Cristián Valenzuela
Sebastien Verdon
Caroline Vitelli
Victoria Wigzell

SMALL Jour 1 Samedi 24 juin
17:00 – Ouverture de la SMALL

19:00 – Rencontre discussion autour du n°4 de la publication « Artiste? Et sinon tu fais quoi? »
avec Louise Mestrallet et Cristián Valenzuela

Suivi d’une « Olla commun » un repas convivial.
Menu : Tomaticán avec riz graneado

« Artiste? Et sinon tu fais quoi? »

« Alors qu’une minorité d’artistes, sortis d’école d’art ou autodidactes arrivent à vivre exclusivement de leur production artistique, la grande majorité d’entre-eux doit bien souvent alterner avec des boulots alimentaires « déconnectés du monde de l’art ». L’artiste mène souvent, si ce n’est toujours, une « pluri-activité ». Quel impact cela produit sur la créativité? Quelles sont les stratégies individuelles et collectives qu’il développe? Est-ce que ces réalités influent directement sur son travail et plus largement sur le milieu de l’art ? Cette particularité du monde artistique peut-elle trouver des résonances dans un système plus global?
Après avoir organisé tables rondes et rencontres à Bruxelles et Anvers, nous proposons de poursuivre « Artiste ? Et sinon tu fais quoi ? » au Labo, Genève dans le cadre de la SMALL, en présentant la quatrième home made publication du projet, autour d’une « Olla commun » un repas convivial.
Louise Mestrallet et Cristián Valenzuela

la SMALL en images samedi 24 juin 2017

Louise Mestrallet (1986)
Formée à la Haute Ecole d’Art et de Design (Genève), et un peu à l’Ecole de Recherche Graphique (Bruxelles), elle a depuis préféré se distancier des aspects “disciplinaires” de la production artistique pour se restituer sur des problématiques de l’art dans un champ élargi, mêlant recherches théoriques, projets collectifs, éditions, performances… Ses oeuvres se matérialisent (et se dématérialisent) pour mieux appréhender des questionnements d’ordre socio-politico-économico-poétiques. Elle vit et travaille à Bruxelles.
Cristián Valenzuela (1974)
Cristián Valenzuela est né à Santiago du Chili où il commence ses études en Arts Visuels à la Universidad de Chile. En 2007, et grâce à une bourse de l’ECAV, il continue ses recherches au sein du programme MAPS, en Suisse. Son centre d’intérêt se situe dans les décalages produits par l’application de modèles qui ne considèrent pas les contextes où ils sont appliqués, autrement dit la « réalité postcoloniale ». Pour diverses raisons, aussi bien professionnelles, artistiques que personnelles, il établit dès 2012, son centre d’opérations à Bruxelles.

 

Pendant la soirée diffusion de la playliste ouvrière créee par Patricio Gil Flood, Eduardo Cruces et Victoria Wigzell

22:00 – Perfo/lecture à partir du texte « Bizarre Love Triangle » de Jovan Mrvaljevic
Sébastien Leseigneur avec la participation de Caroline Vitelli

 

( photos Carl June)

 

Sébastien Leseigneur (1984) à Grasse, vit à Lausanne et Genève
Sébastien Leseigneur est artiste et curateur. Il organise des expositions, imagine et produit des livres rapprochant photographie, essais et poèmes. En 2012 il est invité par Joerg Bader à rejoindre l’équipe du Centre de la Photographie Genève où il est commissaire associé jusqu’à aujourd’hui.
En 2017 il s’investit dans le projet Labo et coorganise la SMALL avec Karen Alphonso

 


SMALL Jour 2 – Dimanche 25 juin

Sur les traces des squats culturels de Genève

 


SMALL Jour 3 – mardi 27 juin

MARDI 27
19:00
Tilo Steireif et BecBed

Conférence : «Rhétorique d’une capitale artistique alémanique actuelle et ha-ha».

En traversant différents thèmes, de la condition de l’artiste et son statut dans la société, de l’anarchisme à l’éducation, nous nous arrêterons sur le cas du nouvel écoquartier de la Jonction, son rapport à la rue, à l’espace public.

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BEC BED questionne par ailleurs le projet «Social Loft» des architectes Dreier Frenzel érigé sur le «cimetière» d’Artamis, lieu historique de la culture alternative genevoise. Ce nouvel écoquartier de la Jonction est analysé dans son rapport à la rue, à l’espace public. Nous invitons l’observateur à s’élever et en même temps à trouver son «ha-ha». BEC BED fait écho, là aussi, à la compensation, l’invitation au «très haut» qui devrait nous offrir une observation nouvelle. Le ha-ha est un dispositif qui efface les barrières et repositionne l’usager d’un environnement. BEC BED instaure donc une méthode de travail simple: produire de la compensation et de la décompensation pour mieux mesurer les interactions dans l’espace public.

20:30Bouffe pop

SMALL Jour 4 – mercredi 28 juin

MERCREDI 28

19:00
Sonia Rickli
« Des origines au Live Art Club »
Journal intime et interactif d’une pratique culturelle

 

20:00
Présentation par Sébastien Verdon
de Smallville, artist-run space à Neuchâtel

21:00
Banquet éthérée


SMALL Jour 5 – jeudi 29 juin

15:00 Stéphanie Probst – APPORTE TES FANZINES !
Archivage collectif et bordel collaboratif création de la petite fanzinothèque genevoise (fanzinoGe), inventaire virtuel et non exhaustif d’hier et d’aujourd’hui, de Genève et alentours.

 

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19:00 Dorothée Thébert et Filippo Filliger
Cocktail de Kéfir et lecture « L’absence de gouvernail » un projet d’écriture « filliousophique » dans ?lequel les auteurs interrogent le rapport entre?l’art et la vie qui les préoccupe au quotidien

20:00 Manger c’est tricher, Le Horla passe des disques


SMALL Jour 6 – vendredi 30 juin

19:00
Luca Depietri et Karen Alphonso
Les espaces indépendants et leur alter-naïveté.
Quel est le statut des espaces culturels
« alternatifs » ou « indépendants » ? Une discussion
autour de la bonne et de la mauvaise foi dans
les pratiques artistiques indépendantes.

20:00
« Pratiques exportables, tourisme,
opportunités, fantasmes »
Andreas Hochuli s’essayera à une présentation
Powerpoint sur le karma CO2, les échecs des
échanges culturels et l’apolitisme érémitique.


21:00
Repas convivial

22:00
Maudite passe des disques

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SMALL Jour 7 – dimanche 2 juillet

 

 

SMALL
Semaine Magique Liberté Amour Luttes
24 06 17 – 02 07 17

Tous les jours dès 15:00
Thé Librairie Expos Perfos Confs Repas Débats

 

 

Labo @ BIG – 16 au 18 juin 2017

Labo @ BIG
16 06 17 – 18 06 17
Plaine de Plainpalais

Ouverture vendredi 16 juin à 18h30
Projet Labo @ BIG : salle d’attente de la SMALL avec MACACO Press


Pour répondre et faire suite à l’invitation de la Biennale des espaces d’art indépendants de Genève, le Labo a décidé d’utiliser l’espace du container comme salle d’attente. Nous invitons MACACO Press à y faire de la contrebande et annonçons le programme de la SMALL qui se déroulera au Labo la semaine suivante.

Karen Alphonso et Sébastien Leseigneur

 


MACACO Press invite les visiteurs de la BIG à réfléchir sur la question de réciprocité, et sur des notions de propriété basées sur les expériences partagées. En proposant une situation participative, des productions pirates seront présentées et disponibles en libre échange, dans le but de s’ouvrir à de futures collaborations pour un partage de ressources.

Sabrina Fernández Casas et Patricio Gil Flood

http://macacopress.blogspot.ch/

La figure du héros en question (Le principe d’inconsistance) – Martin Widmer

La figure du héros en question
(Le principe d’inconsistance)*

20 05 17 — 18 06 17

Martin Widmer

*[À propos d’un inanimé abstr.] Caractère irréel, immatériel (de quelque chose). L’inconsistance d’un songe, de la pensée, de la rêverie. Le passé perdait de sa certitude et prenait l’inconsistance du rêve. (Druon, Gdes fam., t. 2, 1948, p. 243)


Martin Widmer est un artiste genevois dont les médiums principaux sont la photographie et l’écriture. Récemment, Widmer s’est mis à utiliser les matériaux bruts qui constituent habituellement l’objet photographique : verre, plaque d’aluminium, colle, bois, carton, pour créer des installations dans lesquelles le spectateur se trouverait, comme c’est le cas dans cette exposition, en quelque sorte immergé dans le dispositif même de l’image. Les textes que l’artiste écrit sont rédigés sous autohypnose ainsi qu’à l’aide d’un jeu de cartes : Stratégies Obliques (celui-ci a été inventé, entre autres, par le musicien Brian Eno). Ces textes prolongent, dans un autre espace, le travail plastique de l’artiste.

Pour le projet au Labo, Martin Widmer a tout d’abord écrit, lors d’une séance sous autohypnose, un texte dans lequel il se rend à son propre vernissage au Labo. Il découvre alors son exposition, qu’il ne connaît pas, en même temps que les spectateurs. Ce texte sera lu, avec d’autres, lors d’une soirée de lecture pendant l’exposition (la date sera communiquée ultérieurement). Nous pouvons néanmoins trouver dans l’exposition le plan de cette autre exposition.

L’exposition réelle, visible, dans les espaces du labo, peut être vue, quant à elle, comme une seule grande installation constituée de deux ensembles. Néanmoins, chaque pièce peut être également considérée comme une oeuvre indépendante. L’ensemble peut se voir comme une déconstruction de l’objet photographique en un dispositif installatif et sculptural. Un texte, Simple Soustraction, écrit toujours sous autohypnose ainsi qu’avec le même jeu de cartes, est inséré dans l’installation.


L’exposition, La figure du héros en question, est principalement constituée de photographies que l’artiste efface, détruit, à l’aide d’acétone ou en utilisant une ponceuse. L’artiste a commencé, avec ces travaux, à détruire ses propres archives d’œuvres. Paradoxalement en faisant ce geste Martin Widmer crée de nouvelles pièces qui feraient presque penser à des peintures. Ces étranges tableaux abstraits, inattendus, apparaissent sur les supports de manière hasardeuse lors d’un protocole dans lequel l’artiste a quelques moyens d’intervenir mais seulement de manière limitée. Comme c’est souvent le cas dans son travail, ce n’est pas tant la disparition qui intéresse l’artiste mais ce qui apparaît à la place de ce qui à disparu. Si certaines œuvres font appel au hasard d’autres dévoilent l’envers des images comme cette carte de jeu posée à l’envers sur un cahier, lui-même, posé sur une tache de colle mélangée à du marc de café. De la même façon, l’envers d’un mode d’emploi de carton plume fait apparaître l’image un peu enfantine d’un dessin d’une petite fille. Plus loin, un dessin au crayon réalisé sous hypnose complète cette exposition dans laquelle tout semble s’être fait en dehors de la maîtrise et de la volonté de l’artiste plaçant celui-ci dans un rôle de spectateur de l’apparition de sa propre œuvre.

www.martinwidmer.com

L’exposition a été réalisé avec le soutien du Fonds cantonal d’art contemporain, OCCS – DIP, Genève

Autres vues d’expositions avec le regard d’artiste de Martin Widmer:

Crédit photo Martin Widmer

La traque – Anne Golaz, Baptiste Coulon, Romain Legros

La traque

Baptiste Coulon
Anne Golaz
Romain Legros

Exposition du 14 04 17 — 07 05 17
Vernissage jeudi 13 avril dès 17h
Dîner de finissage le 6 mai sur inscription*

Au fond de l’espace, un décor, un paysage urbain nocturne eclairé au flash ou au phares de voiture. Là, quelque part un sanglier passe, à l’affût, traqué. Sur le grand mur de droite, un dégradé d’image, du vert vers le gris, un camouflage aux motif confondus. Des pièges entrelacé aux branchages, des cils et poils d’animaux, puis le calme, une déclinaison du motif de la pointe.

L’exposition La traque réunit trois photographes qui abordent la thématique de la chasse.
Des images éparses sur le mur évoquent un état de recherche ; L’accumulation rappelle une enquête. Entremêlement de différentes sources iconographiques

Les photographies présentées ici sur différents supports, dont les points de vue différés, centrés sur des détails ou des manières d’aborder le propos, créent un amalgame, amènent à diverses narrations possibles où les lieux et terrain de recherches se chevauchent.
Un décor, un terrain de chasse aménagé, une sorte de diorama ou terrain de jeu pour adulte observé; une analyse de terrain en profondeur, une immersion dans le décor.

Double sens analogique quand au medium utilisé. Les limites sont floues entre attirance et dégout, critique ou adhésion, fiction/réalité?

L’édition les cochons sauvages présentée dans le cadre et réalisée pour ce projet d’exposition au Labo, est tiré à 50 exemplaires. Elle nous relate un fait divers, une nouvelle pratique de braconnage urbain à Marseille.
Imprimé sur papier journal, elle se lit comme un reportage, une lecture séquentielle et narrative amené par la suite d’image de traque et poursuite dans des décors urbains.

« On dit qu’une femme s’est fait mordre le bras par un sanglier, qu’une autre en nourrit des hordes depuis quatre ans, tous les jours sauf quand elle est en vacances, que des jeunes rôdent avec des arcs aux pieds des immeubles, qu’ils sont organisés, que des sangliers traînent sur des parkings, près des poubelles, sous les arrêts de bus. On nous parle de chasse urbaine, là où la ville rencontre la colline, d’amendes pour braconnage à 25’000 euros, de combats entre chiens et cochons, de pièges en chariots de supermarché, de pins sylvestres, d’éclairages au tungstène, d’arcs, de silencieux et de 22 Long Rifle. On nous dit de parler à voix basse, de faire attention avec nos flashs.« 


Les Cochons Sauvages

Photographies : Baptiste Coulon & Romain Legros
Conception graphique : Anaïs Coulon
imprimée à 50 exemplaires dans le cadre de l’exposition La Traque.
Marseille, Décembre 2016.

Baptiste Coulon a pour thématique principale les faux-semblants. En dépouillant les sujets reproduits de leur première apparence, il organise une mise à distance qui révèle leur potentiel d’abstraction, multipliant ainsi les plans de lecture.

Anne Golaz traite essentiellement de la représentation du monde rural, de la nature sauvage ou de l’animal. Par la photographie d’aller au de là d’une représentation stéréotypé de cette pratique aujourd’hui

Romain Legros aborde la thématique de la chasse dans son travail comme un rapport à la construction d’une architecture du piège et de la cache.

 

Twin Twist – Aloïs Godinat, Valentina Pini

Twin Twist
Aloïs Godinat et Valentina Pini
21 01 2017 – 05 03 17

Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 19h
ou sur rendez-vous: contact@espacelabo.net

 

 

Vernissage le 20 janvier 2017

Crédit photo Yann Le Floc’h

 

 

Brunch de finissage le 5 mars 2017

 

 

Plastique – Hayan Kam Nakache, Josse Bailly

Plastique

Josse Bailly & Hayan Kam Nakache
17 12 2016 — 13 01 2017

Ouverture sur rendez vous: contact@espacelabo.net